samedi 19 janvier 2019

DEUX TGV PRESERVES



Le service patrimoine de la SNCF a enclenché la sauvegarde de deux TGV historique avec le soutien d'Alstom, leur constructeur. 

•  La rame 16 (TGV Sud-Est, à l'origine orange) avait assuré son dernier train commercial le 9 décembre (tr.6784, Chalon sur Saône / Paris), en cumulant 13 383 189 km. Elle avait porté le record mondial de vitesse ferroviaire  à 380 km/h en février 1981.

•  La rame 325 (TGVAtlantique) avait assuré son dernier train commercial le 10 décembre (un Paris/ Nantes, retour HLP en UM avec la 368 ouverte au service commercial), en cumulant 11 056 183 km.  C’est le premier véhicule ferroviaire qui a dépassé 500 km/h dans le monde en atteignant 515,3 km en mai 1990. Seule, la rame TGV 4402 du record de 2007 a aussi dépassé 500 km/h.

Enfin, il faut savoir que la rame n°2 type TGV Sud-Est, radiée en décembre et non préservée, a battu le record mondial de kilométrage parcouru par un véhicule ferroviaire en cumulant 13 900 000 km ! 

mercredi 2 janvier 2019

LE MATERIEL SAUVEGARDE DES CFTA GIRONDE

Diesel General Electric - c/G. Germain

Draisine SE - c/G. Germain



Auteur de l’étude sur les CFTA Gironde publiée dans le n°97 de Ferrovissime actuellement en kiosque, Gilles Germain dresse, sur le blog, la liste du matériel roulant du réseau qui a été sauvegardé. 


En Gironde, la fermeture du réseau est plus tardive que pour la plupart des CF d'intérêt local. La sensibilité à la conservation du patrimoine est plus forte que 30 ans auparavant.
Le matériel roulant sauvé du ferraillage est conséquent. 
Liste non exhaustive : 
- Les locomotives à vapeur ont totalement disparu, car en 1978, les dernières sont déjà réformées depuis 25 ans.
- Les BB General Electric : 4 sont préservées. La 4028 à Sabres, la 4032 au Coni'fer (CFTPV), la 4033 à Guîtres (TTGM) et la 4036 à Volgelsheim (CFTR). De plus, la 4030 finit de pourrir à Saint-Symphorien, derrière les ateliers des vandales ont même tenté de voler les tampons. Ils ont renoncé, au vu du poids des objets, après avoir déposé 3 des 4 boulons. Grotesque …
- Autorail de Dion M7 à Guîtres - très mauvais état
- Autorails de Dion M 104, à Guîtres , rénové et le M 105 en très mauvais état au TT Doller-Alsace
- 4 Draisines Billard : une de 1927 restaurée en 2008 par Ventoux Rail Nostalgie ; une de 1929 à moteur Ballot d'origine, mise à écartement métrique par les Amis du Petit Anjou ; une de 1925, très mauvais état, à Saint-Symphorien ; une de 1927, état (?) à Guîtres.
- wagons et divers, à Saint-Symphorien : 3 couverts K10367 - 1047 - 1701- + 1 plat + le fourgon n°812 + le  désherbeur à 2 cuves + carcasse corps moteur Cummins et villebrequins...
- à Guîtres, également, plusieurs autres véhicules, initialement acquis par l'ABAC :  une voiture ADf-4, des couverts, tombereaux, le fourgon Df 808 restauré, une des  grues Dyle & Bacalan... 

mardi 1 janvier 2019

BONNE ANNEE 2019 !

c/J.H. Lavie
Toute l'équipe de Ferrovissime vous souhaite une excellente année 2019 ! 

mercredi 26 décembre 2018

QUE SONT DEVENUS LES SITES DE LACANAU ET SAINT-SYMPHORIEN

c/G. Germain

c/G. Germain



Que sont devenus les deux sites de CFTA Gironde étudiés, l’un dans le n°97 de Ferrovissime actuellement en kiosque, l’autre dans le n°94 ?
Gilles Germain, auteur des deux études, répond à cette question .


C’est le Département qui est propriétaire des sols et installations du réseau de la Gironde. Il les récupère donc lorsque les CFTA et le personnel du réseau sont congédiés en 1978.
Il est facile de retrouver aujourd'hui ce qu'il est advenu des emprises ferroviaires.
Le Conseil général qui ne voulait plus débourser un sou pour l'entretien du réseau va consacrer rapidement de très importants crédits à l'arrachage des voies et la constitution de voies cyclistes-piétons.
De plus, les deux communes se voient gratifiées d'une maison de retraite chacune.
Au delà de ces points communs, la situation est assez contrastée.

Saint-Symphorien
L'intérêt patrimonial de quelques bâtiments au titre de l'archéologie industrielle est déjà évident en 1978.
Le Maire André Henriot est aussi conseiller général du canton et cheminot syndicaliste retraité. Il a effectué toute sa carrière à la Société générale des chemins de fer Economiques (SE) puis CFTA. 
Il est logique en conséquence de voir conservés le bâtiment principal des ateliers, le château d'eau, une plaque tournante et la grande remise. L'inscription à l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques intervient en 1990. Elle constitue une protection appréciable, à défaut de garantir la sauvegarde et la mise en valeur.
La toiture et les ouvertures du bâtiment principal sont remises en état. La façade sud-est qui présente des faiblesses est étayée. Les machines outils et un lot appréciable de matériel roulant sont à l'abri des intempéries et du vandalisme.
Des visites publiques sont organisées quelques étés, au début des années 2000. Ce n'est plus le cas. La fréquentation avait été très décevante.
Le tout a toujours fière allure, mais qu'en faire ! ? C'est bien la question qui reste en débat...
Beaucoup de gens ont des idées, mais peu ont l'argent ou la volonté de mettre en place une solution pérenne qui n'est de toutes manières pas évidente. Le site est considéré trop proche des réseaux touristiques de Sabres-Marquèze et de Guitres pour que soit envisagée une réutilisation ferroviaire. 
L’entretien courant des abords est assuré, à minima. La longue remise, au nord des ateliers  (3 sur le plan de Ferrovissime N° 94) vient d’être rénovée et sert de salles associatives pour la commune.
Une reprise importante de la façade sud-est du bâtiment principal est programmée par le Département.
Un inventaire raisonné de l’ensemble du matériel préservé va être dressé, en vue de sa conservation.
A noter que le bâtiment voyageurs, situé à 200 mètres au nord, a lui aussi été conservé et transformé en habitation. La halle marchandises a été détruite.
Egalement conservé, au nord-ouest du site, sur l'avenue Jean jaurès, le PN avec sa maisonnette, toujours occupé par Madame Gardère, dernière garde barrières. Là même où son fils - 2 ans à l'époque - avait été sévèrement bousculé par un train entrant en gare (il s'en est bien remis...). 
Et puis encore, les logements de cheminots construits par la SE, que les mauvaises langues du pays appelaient "le quartier du petit Moscou", eu égard aux activités syndicales d'une partie des occupants. L’appellation est restée, à titre folklorique, maintenant. Une seule de ces habitations abrite encore un ancien des CFTA.

Lacanau 
Ici, tout ou presque a été détruit.
Les rails sont arrachés vers 1980.
Les ateliers ont déjà disparus, sur la photo aérienne de 1991. Le BV est rasé entre1996 et juin 2000. 
Seul subsiste l'ex-passage à niveau de l'avenue du Lac. Il a été racheté par Yves Dartiailh (chef d’équipe du service VB) et son épouse, dernière garde barrières du lieu. Le bien est resté dans la famille.
Par ailleurs, le site est occupé par des lotissements.


c/G. Germain

c/G. Germain




dimanche 23 décembre 2018

QUE DEVIENT LE PERSONNEL DE CFTA GIRONDE A LA FERMETURE DU RESEAU?

c/DR/Coll. G. Germain

Dans Ferrovissime n°97 qui sort de presse, vous allez découvrir l'histoire de la gare et de l'atelier de Lacanau du réseau à voie normale CFTA Gironde.
L'auteur de l'étude, qui avait déjà étudié le dépôt de Saint-Symphorien dans Ferrovissime n°94, a enquêté sur le sort réservé au personnel du réseau lors de sa fermeture en 1978. Voici le résultat de son enquête ;


Le Conseil Général de Gironde, qui avait réussi avec audace la diésélisation/modernisation complète du réseau juste avant et après la guerre, n'est plus capable d'anticipation dans les années 1960-70. Il laisse dépérir les infrastructures, n'investit plus.En 1978, les choses ont été anticipées : les départs en retraite ou autres n'ont pas été remplacés depuis au moins 5 ans.L'effectif global a donc fondu. Mais il reste tout de même 133 salariés pour tout le réseau, en 1977.La convention collective applicable est celle des Voies ferrées d'intérêt local (VFIL) qui vient d'être approuvée / complétée en septembre 1974. La concertation avec les délégués du personnel semble avoir été concrète, mais rude, comme en témoigne le courrier adressé au Président du Conseil Général, le 25 juillet 1977 par André Duprat, Roger Hugueniot et Jean Bonnet, pour le Syndicat CGT- CFTA. Toutefois, il n'y a pas eu de grève ou manifestation du personnel, ni protestation significative des élus municipaux des communes concernées.Au final, on aboutit au reclassement de 14 personnes en interne à Cfta et de 13 à la SNCF, dont le chef de gare d’Hostens et Yvan Lescarrec, par exemple, qui terminera sa carrière à Bègles, à l’entretien des BB 63000, 67000 et tracteurs Y 7000 et 8000.Un nombre conséquent d'agents est repris pas le Département, au sein des équipes gérées par la Direction Départementale de l'Equipement, comme Pierre Lescarrec à Saint-Symphorien ou Jeannot Courbin, à Hostens. Plusieurs aussi sont embauchés par leurs communes de domiciles et quelques uns à la société gérant les bus bordelais. Mais il y a 70 licenciements.Les gérantes de gares et gardes barrières sont plus particulièrement laissées pour compte. Auxiliaires à temps partiel, jugées sans qualification transposable, elles ont toutes été licenciées !
Il en est de même pour les personnes à qui les propositions de reclassement ne conviennent pas. C'est le cas de Henriette Dubos qui n’est plus chef de gare de Lacanau. Depuis 1972, elle travaille à la gestion du personnel, à Bordeaux, rue de la Devise : elle quittera le navire en dernier, début 1979, après avoir elle même rédigé et expédié sa lettre de licenciement. André Henriot, Maire et Conseiller général de Saint-Symphorien se retrouve très isolé pour défendre le réseau et ses anciens collègues cheminots (il est retraité de la CFTA) et en éprouve de l’amertume. Il quitte ses fonctions électives l'année suivante.


vendredi 14 décembre 2018

JP BELMONDO ET P LABRO PARRAINENT UNE VOITURE PRESERVEE A OIGNIES

c/DR

c/ J.Defournier
Proches des OCEM à panneaux lisses, les voitures Pullman Transat de l'Etat ont, pour certaines, menées des carrières peu banales. L'une d'elle, illustrée ci-dessus, est devenue ainsi une voiture de tournée. Plus tard, elle a été utilisée lors du tournage du film L'Héritier de Philippe Labro dans lequel Jean-Paul Belmondo tenait le rôle principal.
Aujourd'hui, ce véhicule est entre les mains des restaurateurs bénévoles du Centre de la Mine et du Chemin de Fer à Oignies (59). Et sa restauration a reçu le prestigieux parrainage de Jean-Paul Belmondo et de Philippe Labro.

mardi 11 décembre 2018

AU SOMMAIRE DE FERROVISSIME N°97








AU SOMMAIRE de ce numéro disponible le 21 décembre


Histoire au présent

Le retour attendu de la BB 25236 

Un Y8000 passe en entretien chez MGW service 

Un ancien Eurostar passe chez Izy 

La famille des Traxx Bombardier s’agrandit 

Eurostar: un parc en évolution 

Clap de fin pour les Z5300 

La livrée Île-de-France Mobilités se développe 


Montez à bord 

LACANAU, UN GRAND DÉPÔT-ATELIER DES CFTA-GIRONDE

Les autorails anciens et les turbotrains aptes à l’UM 

SUR LA BB 9329 EN TÊTE DU PROVENCE EXPRESS 


Les portraits du rail 

CC 80001, prototypes BB 60000
et les locomotives CFD louées à la SNCF

Le monde des cheminots


les plaques et feux de signalement et de clôture 

Tri à la bosse au triage de Woippy, un savoir-faire renouvelé 

2-232 TB, 2-141 TA, 140 G, 140 H, des locomotives alliées arrivées il y a 100 ans

Il y a dix ans, le TPCF sauvait la grue de 50 t Caillard du dépôt de Sotteville 

Le Paris-Montparnasse/Granville de la la CC 80001 Belphégor


lundi 10 décembre 2018

UNE NOUVELLE GARE A TRELAZE

c/M. Raclin

c/M. Raclin

c/M. Raclin

c/M. Raclin
Une nouvelle gare en 2018 ! Ce n'est pas si courant... Celle-ci vient d'être construite sur la ligne Angers/ Tours à Trélazé, ancien site ardoisier célèbre, chez les ferroviphiles, pour ses deux réseaux industriels l'un électrifié à voie métrique et l'autre à voie de 0,60 m en traction diesel qui ont perduré jusqu'à la fin du XXe siècle.