vendredi 6 décembre 2019

Ferrovissime n° 103, JANVIER / FEVRIER 2020 sera en kiosque le 20 DECEMBRE 2019

(grande photo : E. Hospital)



Au sommaire :

Histoire au présent


4 Essai de l’ETR 1000 des FS en Bretagne pour homologation en France.


5 Un tunnel disparait sur la ligne 4


6 Le fret revient à Caen-Blainville


7 Des autorails X 72500 et A2E pour la Roumanie


8 Début d’amortissement pour les automotrices Z 5600


9 La fin des relais traction électrique/ diesel sur les trains de jour en France


10 Un autorail X 4900 retrouve sa robe bleue


11 Médiathèque



Montez a bord


TRESORS D’ARCHIVES


12 Les Cévennes bloquées par la neige en 1986… et en plus, le «Pointu» a déraillé !


COMMENT CA MARCHE


20 De la numérotation UIC à l’EVN


STARS DU RAIL


22 Le parc des BB 26000R s’agrandit



Les Portraits du rail :


30 locomotives de manoeuvre d’origine P.O / Sud-Ouest


32 BB 1200 et BB 1300


42 BB 1400 et CC 1100


Le monde des cheminots



COEUR DE METIER


53 La formation des trains de Fret d’ECR à Dijon




GARES ET INSTALLATIONS


58 La gare de Concarneau, un ex-terminus breton dont le BV est menacé



MATERIEL ROULANT D’HIER


66 locomotives à vapeur 1-131 TB




DES TRAINS SOUS LA LOUPE


74 Compositions omnibus du Nord, 1948/1958





vendredi 29 novembre 2019

AU SUJET DES BOITES A SEL D'OBERAMMERGAU

La E69-03 en gare de Triberg (photo : Thierry Porcher)






Les Boîtes à sel d'Oberammergau sont chères au coeur des modélistes !

Cette photo nous montre la E 69 03 qui est préservée au musée DB de Koblenz-Lützel.

Elle se trouve ici en gare de Triberg, sur la grande ligne de la Forêt-Noire (Offenburg/Konstanz), en septembre 2018, à l’occasion de la fête de la gare. Elle est présentée en gare, sur la voie d’évitement, avec plusieurs autres locomotives de ce musée, ainsi que des engins actuels de la DB et d’entreprises privées.

Ce jour-là, la E 69 03 effectue aussi, plusieurs fois par heure, des évolutions en gare, emmenant à chaque fois quelques voyageurs, moyennant une obole de 2 €. Au-delà de la modeste recette apportée à l’association, cette somme modique permet aussi d’éviter une trop longue attente en pouvant décourager les non-passionnés : pragmatisme, toujours !

Dans le texte posté précédemment sur ce blog concernant la ligne d'Oberammergau, Jehan-Hubert Lavie se demandait qu'elle était la situation de l'automotrice du Saxonia Express engagée en 2019.



L'automotrice 442-118 arrive à Oberammergau. (photo : Jehan-Hubert Lavie)





En fait, il faut deux engins pour assurer cette desserte, puisque ça croise à mi-parcours. Une automotrice 442 aux couleurs de cette ligne y est affectée, la deuxième rame étant, jusqu'en janvier 2019, une rame à deux niveaux DB. Or, il y a eu des protestations d'une puissante association d'usagers du rail (ProRail) du fait de l'accessibilité difficile à la rame à deux niveaux.


Finalement, la rame à deux niveaux a été remplacée par une rame identique, prêtée par le Saxonia Express, immatriculée DB 442-118/618. C'est donc une rame Saxonia Express qui participe à cette desserte, et non des rames Saxonia Express qui assurent (la totalité de) la desserte.

L'article, posté précédemment, parlait également du distributeur de billets équipant cette gare sans personnel.

Il faut savoir que les distributeurs automatiques de la DB sont extrêmement performants. Ils peuvent délivrer tous les types de billets, y compris les titres de transport spécifiques à la communauté tarifaire locale (il en existe presque partout sur le territoire allemand). Mais ils sont également branchés sur le site internet de la DB. Ils peuvent donc aussi effectuer des réservations, faire des recherches d’horaires, en donnant des renseignements sur la circulation réelle et sur l’occupation des IC/ICE. Ils sont très rapides, surtout pour le voyageur qui a un peu l’habitude, et acceptent pièces et billets de banque, ce qui permet de payer en liquide des billets à grande distance. On peut choisir entre différentes langues, dont le turc, par exemple. Le moindre point d’arrêt en est équipé.

Sur les lignes non DB, il existe seulement des distributeurs de la communauté tarifaire locale, mais performants eux-aussi.


Texte : Thierry Porcher

AU KENYA, LE CHEMIN DE FER MODERNE EST CHINOIS

Le train Nairobi/ Monbasa au Kenya - photo: François DURIVAULT
La Revue Générale des Chemins de Fer vient de consacrer un numéro spécial de 224 pages à Al Boraq ("cheval ailé" en langue arabe), nom du nouveau train à grande vitesse marocain dont la LGV relie Tanger à Kénitra.
Les rames TGV à deux niveaux ne laissent aucun doute sur leur filiation française, et l'étroite collaboration entre les chemins de fer français et marocains remonte au temps de la vapeur et des premières caténaires.
Mais si le Maroc est à la pointe du progrès ferroviaire en Afrique, d'autres pays connaissent aussi un modernisation salutaire. Par exemple, le Kenya, avec le nouveau chemin de fer Standard Gauge Railway (SGR).

Cette série de diesel construite en Chine remorque les Madaraka - photo: François DURIVAULT


Depuis le 31 mai 2017, une ligne à voie normale, construite sous l'égide de l'industrie ferroviaire chinoise, relie Nairobi - capitale du Kenya - à Mombasa - grande ville établie au bord de l'Océan Indien.
Des trains rapides, désignés "Madaraka Express", relient les deux villes distantes de 480 km, en 4h30 en atteignant la vitesse maximale de 120 km/h. Un net progrès par rapport à l'ancienne voie étroite coloniale qui demandait un voyage de 15 heures...

Les compositions emmènent 1200 voyageurs - photo: François DURIVAULT


Remorqués par de nouvelles locomotives diesel chinoises, les "Madaraka Express" sont composés d'une dizaine de voitures encadrées par deux fourgons de service, la rame offrant 1200 places assises.
Informations sur le voyage sur http://krc.co.ke.
Attention : avant d'entreprendre un voyage au Kenya, il faut prendre connaissance des consignes de sécurité propres aux grandes villes du pays sur

www.fco.gov.uk .


Texte: Jehan-Hubert Lavie

jeudi 28 novembre 2019

POUR SAUVER UN IMPORTANT LOT DE LOCOTRACTEURS

c/ Muséotrain Semur


Le Muséotrain de Semur lance un appel aux amateurs en vue de financer l'acquisition d'un lot important de locotracteurs à voie de 60. 
A défaut d'être préservé, ces engins seront ferraillés au début de l'année 2020.
On sait qu'aujourd'hui, l'usage de la voie de 60 est sur le point de disparaitre dans l'industrie et les sites d'extraction. Retrouver un tel lot d'engins est donc peu probable. Voilà pourquoi le Muséotrain est attaché à l'acquérir.

Pour contacter le Muséotrain :

  Christian Pottier
   Compagnie du Chemin de Fer de Semur en Vallon
                "le petit train de Semur"
02 43 93 67 86 ou 09 62 00 72 26  ccfsv333@gmail.com
06 30 84 41 33                la gare 72390 Semur en Vallon
site internet :                           lepetittraindesemur.com


Téléphone : 02 43 93 67 86

lundi 25 novembre 2019

Téléchargez votre fond d'écran Ferrovissime pour décembre 2019 !




Votre fond d'écran Ferrovissime pour décembre 2019 vous attend d'ores et déjà sur notre page Fond d'écran à télécharger.
Tous les mois, vous retrouverez sur cette page un nouveau fond d'écran à télécharger !

Téléchargez votre fond d'écran >

mercredi 20 novembre 2019

LES BOITES A SEL D'OBERAMMERGAU

c/ Fleischmann

Le n° 103 de Ferrovissime, qui paraitra fin décembre 2019, consacre son Portrait du rail aux locomotives électriques de manoeuvres conçues par le PO : les CC 1100, bien sûr, mais aussi les BB 1200 - fameuses Boîtes à sel !
La silhouette "Boîte à sel" est vraiment celle des machines électriques primitives. Et pour tous les modélistes, elles évoquent forcément de mignonnes petites locomotives allemandes à deux essieux qui fleurissent dans tous les catalogues d'outre-Rhin depuis plus de 50 ans. En photo, vous voyez ici un récent modèle de Fleischmann en N, mais tous les autres fabricants - même Piko à l'époque de la RDA - ont proposé Katharina, Pauline, Hermine, Johanna et Adolphine, les cinq machines de la ligne d'Oberammergau.
Oberammergau était autrefois un célèbre pèlerinage. C'est aujourd'hui un site sympathique de sports d'hiver qui vaut le détour. Oberammergau est le terminus d'une petite voie unique de 23 km embranchée à Murnau, sur l'axe Munich/ Garmisch. Construite en 1900 à l'écartement normal par une compagnie secondaire, la L.A.G. (Localbahn Actien Gesellschaft), elle est électrifiée dès 1905 en courant 5500 V/15Hz. Les cinq petites Boites à sel, toutes dissemblables, sont réalisées pour y remorquer les trains.

Voici, sous une neige abondante, le bâtiment d'exploitation de la ligne, soigneusement préservé en 2019.





En 1954, la ligne Murnau/ Oberammergau est ré-électrifiée en courant standard de la DB (15kV/16 2/3Hz). Les Boîtes à sel, renumérotées E69 à la DB, sont également transformées pour cette tension mais leur âge et leur faible puissance conduisent à les muter à la manoeuvre des gares sauf la E 69.05 qui poursuit sa carrière sur Oberammergau avec une automotrice ET 85 et des locomotives E 62. La E 69.02 revint un temps sur la ligne, de 1964 à 1981. A l'époque, la desserte d'Oberammergau est notamment assurée par des automotrices  426, puis des locomotives E41 avec rames réversibles Silberlinge.



Aujourd'hui, la ligne Murnau/ Oberammergau existe toujours et bénéficie, comme il se doit en Allemagne, d'une desserte cadencée. Pas de guichet, ni d'agent sédentaire, mais un distributeur automatique  au fonctionnement facile et fluide qui peut converser en langue française (entre autres).
La gare, toutefois, a de quoi surprendre pour un terminus : ses voies de service ont disparu et elle ne comporte plus aucun appareil de voie ! Bref, le bout de la voie unique avec un heurtoir, point!...


Par contre, la gare jouxte un pôle multi-modal desservi par plusieurs lignes de bus exploités par DB-ag.
La ligne est fréquentée par un public local et par les amoureux de la neige. Et la frontière autrichienne n'est pas très loin.




En 2019, les circulations sont assurées par des automotrices Regio-DB de la série 442, portant les marquages du Saxonia Express, une desserte située au Nord de l'Allemagne alors que Murnau/ Oberammergau est située à l'extrême sud. Prestation? location? mutation? Sur les 23 km de la ligne, ce matériel assure un service sans faille.

Texte et photos : Jehan-Hubert Lavie








LES P'TITS GRIS SE REINVENTENT






L’exposition « Nouvelle Destination – les Petits Gris se réinventent » ouvrira le jeudi 28 novembre 2019 de 13h00 à 15h00 à Ground Control.

Transilien SNCF y met aux enchères des pièces du « Petit Gris » (automotrices Z 6100 et dérivées), dont certaines réinventées par cinq designers, au profit des Restos du cœur. Ces pièces seront exposées à partir du 28 novembre, puis mises aux enchères, le 2 décembre 2019 à Ground Control.

jeudi 14 novembre 2019

Pont-Labbé/ Saint-Guénolé, une ligne parfaite pour le modélisme

La gare du Guilvinec

La rubrique Gares et Installations présente, dans chaque numéro de Ferrovissime, des exemples qui peuvent inspirer les modélistes pour réaliser une transposition à l'échelle. A l'échelle ? Ben non, dans la quasi-totalité des cas, il faut tricher, raccourcir par ci, réduire les distantes par là, car tout est beaucoup trop grand pour les surfaces dont disposent les amateurs... Heureusement, il y a des exceptions et la ligne Pont-Labbé/ Saint-Guénolé en est une !
Le Ferrovissime n°26 d'avril 2010 (publication épuisée) contenait un article du regretté Jacques Maribon sur le service des locomotives 3-140 H sur cette ligne.

Si la ligne Pont-Labbé/ Saint-Guénolé est si facile à reproduire en modélisme, c'est parce que cette ligne départementale d'intérêt local est née en 1907 avec une voie métrique. Le passage à la voie normale intervient, non pas pendant la guerre comme il est écrit parfois, mais par décision du 9 août 1946 du Conseil général du Finistère. L'objectif est d'obtenir la continuation de la chaîne du froid pour les wagons de marée sous température dirigée et d'éviter, à la frontière de la voie métrique, de lourds transbordements aux produits des nombreuses conserveries qui connaissent alors un développement exponentiel.

Ouverte en mai 1947, la voie normale Pont-Labbé/ Saint-Guénolé reprend le tracé de la voie métrique - et c'est là tout l'intérêt pour le modéliste :  non seulement certaines courbes et aiguilles ont un rayon hyper serré de 150 m, mais le profil comporte des rampes de 25 °/°° inhabituelles en bordure de mer !
Mais il y a surtout l'emprise des gares et haltes étonnamment courte.
Ainsi, les voies d'évitement des stations mesurent entre 100 et 125 m, cotes inusitées en voie normale. En fait, les wagons sont chargés sur ces voies d'évitement, l'exploitation étant calquée sur les méthodes du chemin de fer départemental.
La gare du Guilvinec, qui bénéficie à l'origine du trafic de six conserveries et d'un tonnage important de poissons en wagons STEF, dispose, pour sa part, d'un évitement de 200 m permettant le croisement des trains et elle est la seule à disposer d'une voie de débord de 100 m.




Actuellement, le BV (mal nommé puisque la période "voie normale" n'a connu que des trains de marchandises!) existe toujours, peu modifié, mais son environnement est méconnaissable par rapport aux photos prises il y a 65 ans.






Quant au terminus Saint-Guénolé, deux voies jouxtent son BV dont l'une donne directement accès à la remise à locomotives (disposition inemployée par la SNCF!) , complétées par une voie de débord de 175 m.
L'exploitation de  Pont-Labbé/ Saint-Guénolé ayant cessé en juillet 1963, il est difficile de retrouver aujourd'hui des traces de cette ligne et de ses installations. Au terminus de Saint-Guénolé, l'emprise est intacte mais il ne reste plus aucun bâtiment ni matériel à l'exception de ce long quai haut.



Mais ce quai haut permet de se rendre compte comme cet établissement, conçu pour une voie métrique départementale, devait paraitre étriqué avec une 3-140 H ou 3-140 C manoeuvrant et une quinzaine de wagons en stationnement dans une emprise aussi petite... comme le sont celles de bien des réseaux modèles !
Pont-Labbé/ Saint-Guénolé est restée jusqu'au bout propriété du département du Finistère qui avait confié son exploitation au Réseau Breton en louant des locomotives SNCF du dépôt de Quimper.
La ligne départementale prolongeait celle de Quimper à Pont-Labbé, voie unique SNCF, fermée en 1988.
La gare de Pont-Labbé est devenue aujourd'hui Maison des Associations




La halle est en réhabilitation.




Et la ligne Quimper/ Pont-Labbé est devenue voie verte.





Les modélistes regretteront sans doute l'absence de service voyageurs sur la voie normale Pont-Labbé/ Saint-Guénolé. Toutefois, des quais y avaient été construits et je pense qu'avec un peu d'uchronie et d'imagination, l'amateur de modèles réduits aura beau jeu d'y faire rouler un autorail.
Texte et photos : Jehan-Hubert Lavie