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jeudi 10 novembre 2016

Complément sur les BB 20100

c/E. Woessner


Etienne Woessner a bien connu et conduit les BB 20100, étudiées dans le numéro 83 de Ferrovissime. Il nous donne les précisions suivantes : 
- "Ayant fort bien connu les deux dernières survivantes pendant les neuf dernières années de leur carrière pour les avoir souvent conduites, j’émets un fort doute sur la photo publiée page 29 montrant la cabine de conduite. Selon la légende, vous dites qu’il s’agit de la 20103 alors qu’il me semble qu’il s’agirait plutôt de la 20101 ou 20102. En effet un détail très important permet de les différencier rien qu’au vu du pupitre. Les locomotives à moteurs directs n’avaient pas de shuntage des inducteurs alors que toutes les locomotives à moteurs alimentés en courant continu étaient munies de cet appoint. Sur la photo que je vous joints, prise sur la 20103 en juillet 1973, cette manette placée juste à côté du manipulateur de traction est très visible avec sa poignée remontant en oblique alors qu’elle n’existait pas sur les 20101 et 20102. De même la 20101 avait cinq voltmètres et ampèremètres – visibles sur votre photo – alors que la 20103 n’en avait que quatre.
Votre photo est cependant très intéressante car elle permet de voir l’évolution du poste de conduite. Parmi les appareils qui ont changé, on peut noter les interrupteurs qui ont été reportés sur le front du pupitre à côté des ampèremètres, l’indicateur de vitesse Hassler qui a été remplacé par un Flaman et le robinet de frein manométrique Ackermann typiquement suisse remplacé par un H7A bien français. On peut également noter qu’en 1973 les vitres d’angle de la 20103 n’étaient pas encore remplacées par une tôle, pour preuve la petite fenêtre à côté du Flaman qui laissait passer un peu de lumière parfois très gênante quand le soleil était bas sur l’horizon".

jeudi 13 octobre 2016

Les BB 20103 et 104, des machines extraordinaires !

fiche documentaire Loco-Revue

Le numéro 83 (septembre/octobre 2016) de Ferrovissime consacre les huit pages de sa rubrique "Stars du rail" aux BB 20100... Extérieurement, des machines MTE dites "Jacquemin" quasiment semblables aux BB 9200 et 16000. Sauf qu'elles sont équipées pour circuler sous le courant 25000 V français et sous les caténaires d'Allemagne et de Suisse. Et que, si on les observe avec attention, un grand nombre de détails diffèrent...
Car si on se penche un peu plus sur leur technique, ces quatre machines prototypes révèlent bien vite les solutions hardies que leurs constructeurs avaient adoptées. L'article de Ferrovissime mentionne les essais à 190 km/h de la 20103 et son rôle majeur dans l'expérimentation des redresseurs secs silicium  dès 1959. Mais ce ne sont pas les seuls points qui étonnent, comme nous l'a fait remarqué Daniel Brun, Rédacteur en Chef de la Revue Générale des Chemins de Fer (la très célèbre RGCF).

La BB 20103 et sa soeur 20104,  nées en Suisse chez SLM Winterthur et BBC Baden, sont les plus extraordinaires, elles qui sont alors les locomotives à redresseurs à semi-conducteurs les plus puissantes du monde. Mais elles testent aussi des bogies monomoteur à empattement plus court (2,90 m au lieu de 3,20 m), qui sont également exceptionnels. Voilà ce qu'en dit Daniel Brun :
- "En voyant la photo de ces bogies (parue dans une fiche documentaire Loco-Revue épuisée), je constate que contrairement à ce que je pensais, il n’y avait même pas de traverses d’extrémité, seulement des « moignons »  pour fixer les porte-sabots de frein ! D’une audace incroyable ! Je soupçonne que si ces locomotives avaient eu une carrière normale, on aurait rencontré de sérieux problèmes de déformations ou fissures de ces bogies plus qu’originaux ! A mon avis, cela ne fait que renforcer ma suggestion d’informer les lecteurs de Ferrovissime de ce cas exceptionnel".

Notez la légende de la fiche documentaire : - "La carcasse du moteur constitue le châssis du bogie"...