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7 juil. 2021

Des 040 T Fives-Lille 144R sauvegardées


 

La 144R préservée à l'entrée des Ateliers d'Hellemes. (c/Ph. Charcusset)


Cinq décennies de collaboration à la presse ferroviaire ne m'empêche pas d'avoir, chaque mois, de belles surprises en ouvrant le tiroir de l'inconnu ou du "peu connu" ! Parmi ces surprises, qui prouvent qu'on ne sait jamais tout sur le chemin de fer, il y a eu ce jour où David Waligora m'a proposé les photos en couleurs des derniers trains de voyageurs vapeur des HBNPC que vous pouvez découvrir dans le Ferrovissime n°112 actuellement en kiosque. 

Certes, je connaissais un peu les machines à vapeur des HBNPC, traitées notamment en photos légendées dans l'excellent "Les dernières années de la vapeur en France" d'Yves Broncard édité en 1977 ou encore les pages de revues d'associations spécialisées dans les trains industriels. Mais lorsqu'on traite des houillères, on montre plutôt des convois de charbon que des trains de voyageurs... Heureusement, côté texte, l'équipe de Ferrovissime pouvait compter sur Aurélien Prévot, prof d'histoire qui a planché sur les trains du Nord, dans le cadre de sa formation universitaire. 

En tournant les pages du Ferrovissime n°112, plusieurs lecteurs nous ont confié avoir éprouvé une certaine nostalgie en contemplant ces trains d'antan côtoyant, en 1960, la caténaire 25000 V ! Fort heureusement, quelques uns de ces matériels pittoresques ont échappé au ferrailleur, comme nous l'a signalé un fidèle lecteur, Philippe Charcusset que je cite ici : 

- " A l'entrée des Ateliers d'Hellemmes, une 040T HBNPC type 144R de Fives-Lille est érigée en "pot de fleurs". Elle a malheureusement été dépouillée de ses bielles, découpées au chalumeau lorsqu'elle est devenue générateur de vapeur. Le macaron SNCF sur la porte de boîte à fumée fait un peu désordre, mais vu l'emplacement de la loc... Une deuxième 144R de même provenance est (ou était) visible au CHM Centre Historique Minier de Lewarde, à côté d'un wagon-grue fabriqué en Belgique et d'un locotracteur "Bête à cornes". Le vidéaste Fabrice Lanoue avait aussi retrouvé une 144R (HS mais a priori complète à l'époque de la prise de vue, voir sur Rail Picture.net) en Bosnie !".

14 nov. 2018

DES INFOS COMPLEMENTAIRES SUR LE CARRE DE PICARDIE

c/D. Paris

Bertrand Crapet est anichois d'origine et ayant bien connu la pleine activité des Houilléres, il apporte quelques précisions à cet article qui parait dans Ferrovissime n°96. Notamment à propos du dépôt Saint Hyacinthe et non Sainte.
Les Anichois l'appellent "La gare Saint Hyacinthe". Pourquoi? C'est vrai, c'est un dépot! Il y avait un atelier très important de réparations des wagons et des locomotives à vapeur puis des diesel. Mais le même site avait aussi un triage, en plus du dépôt des locomotives. Une autre précision, qui concerne le lieu d'implantation de ce site : il était sur la commune d'ANICHE et non pas sur Auberchicourt, bien qu'il soit en limite des deux communes. Par contre il y avait un embranchement qui partait du dépôt, traversait la rue de l'Union, (actuelle rue Delforge ), puis un site des Houillères pour ressortir de l'autre coté sur le boulevard, situé lui sur Auberchicourt pour aboutir aux Ateliers Centraux très important à l'époque. A cet endroit, se trouvait aussi les Grands Bureaux, situés eux aussi sur Auberchicourt. En 2018, les batiments de Saint Hyacinthe existent encore, ainsi que les ateliers Centraux, utilisés par des entreprises. Les Grands Bureaux ont disparus du paysage suite à un incendie - bâtiments restés à l'abandon durant de nombreuses années. Heureusement, je possède des photos de tout cela. Il n'y a plus le moindre métre de voie!