Affichage des articles dont le libellé est Lignes. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Lignes. Afficher tous les articles

14 nov. 2019

Pont-Labbé/ Saint-Guénolé, une ligne parfaite pour le modélisme

La gare du Guilvinec

La rubrique Gares et Installations présente, dans chaque numéro de Ferrovissime, des exemples qui peuvent inspirer les modélistes pour réaliser une transposition à l'échelle. A l'échelle ? Ben non, dans la quasi-totalité des cas, il faut tricher, raccourcir par ci, réduire les distantes par là, car tout est beaucoup trop grand pour les surfaces dont disposent les amateurs... Heureusement, il y a des exceptions et la ligne Pont-Labbé/ Saint-Guénolé en est une !
Le Ferrovissime n°26 d'avril 2010 (publication épuisée) contenait un article du regretté Jacques Maribon sur le service des locomotives 3-140 H sur cette ligne.

Si la ligne Pont-Labbé/ Saint-Guénolé est si facile à reproduire en modélisme, c'est parce que cette ligne départementale d'intérêt local est née en 1907 avec une voie métrique. Le passage à la voie normale intervient, non pas pendant la guerre comme il est écrit parfois, mais par décision du 9 août 1946 du Conseil général du Finistère. L'objectif est d'obtenir la continuation de la chaîne du froid pour les wagons de marée sous température dirigée et d'éviter, à la frontière de la voie métrique, de lourds transbordements aux produits des nombreuses conserveries qui connaissent alors un développement exponentiel.

Ouverte en mai 1947, la voie normale Pont-Labbé/ Saint-Guénolé reprend le tracé de la voie métrique - et c'est là tout l'intérêt pour le modéliste :  non seulement certaines courbes et aiguilles ont un rayon hyper serré de 150 m, mais le profil comporte des rampes de 25 °/°° inhabituelles en bordure de mer !
Mais il y a surtout l'emprise des gares et haltes étonnamment courte.
Ainsi, les voies d'évitement des stations mesurent entre 100 et 125 m, cotes inusitées en voie normale. En fait, les wagons sont chargés sur ces voies d'évitement, l'exploitation étant calquée sur les méthodes du chemin de fer départemental.
La gare du Guilvinec, qui bénéficie à l'origine du trafic de six conserveries et d'un tonnage important de poissons en wagons STEF, dispose, pour sa part, d'un évitement de 200 m permettant le croisement des trains et elle est la seule à disposer d'une voie de débord de 100 m.




Actuellement, le BV (mal nommé puisque la période "voie normale" n'a connu que des trains de marchandises!) existe toujours, peu modifié, mais son environnement est méconnaissable par rapport aux photos prises il y a 65 ans.






Quant au terminus Saint-Guénolé, deux voies jouxtent son BV dont l'une donne directement accès à la remise à locomotives (disposition inemployée par la SNCF!) , complétées par une voie de débord de 175 m.
L'exploitation de  Pont-Labbé/ Saint-Guénolé ayant cessé en juillet 1963, il est difficile de retrouver aujourd'hui des traces de cette ligne et de ses installations. Au terminus de Saint-Guénolé, l'emprise est intacte mais il ne reste plus aucun bâtiment ni matériel à l'exception de ce long quai haut.



Mais ce quai haut permet de se rendre compte comme cet établissement, conçu pour une voie métrique départementale, devait paraitre étriqué avec une 3-140 H ou 3-140 C manoeuvrant et une quinzaine de wagons en stationnement dans une emprise aussi petite... comme le sont celles de bien des réseaux modèles !
Pont-Labbé/ Saint-Guénolé est restée jusqu'au bout propriété du département du Finistère qui avait confié son exploitation au Réseau Breton en louant des locomotives SNCF du dépôt de Quimper.
La ligne départementale prolongeait celle de Quimper à Pont-Labbé, voie unique SNCF, fermée en 1988.
La gare de Pont-Labbé est devenue aujourd'hui Maison des Associations




La halle est en réhabilitation.




Et la ligne Quimper/ Pont-Labbé est devenue voie verte.





Les modélistes regretteront sans doute l'absence de service voyageurs sur la voie normale Pont-Labbé/ Saint-Guénolé. Toutefois, des quais y avaient été construits et je pense qu'avec un peu d'uchronie et d'imagination, l'amateur de modèles réduits aura beau jeu d'y faire rouler un autorail.
Texte et photos : Jehan-Hubert Lavie

19 nov. 2015

PO / Bretagne Sud ... Quelle est verte ma vallée...

c/Jehan-Hubert Lavie
 Sur le forum de Ferrovissime, "PO / Bretagne Sud ... Quelle est verte ma vallée..." est un fil très suivi qui existe depuis plusieurs années. Fort bien alimenté en informations par des amateurs lecteurs de Ferrovissime et des cheminots d'ECR et de la SNCF, il raconte, au jour le jour, la vie de la ligne reliant Auray à Pontivy, en élargissant parfois le sujet à sa prolongation Pontivy/ St Brieuc.



c/Jehan-Hubert Lavie

Alors que de nombreuses petites lignes vivent, actuellement, des moments fort difficiles en France, Auray/ Pontivy continue son petit bonhomme de chemin, essentiellement grâce aux trains de céréales emmenés par les locomotives diesel d'ECR (filiale DB), notamment les impressionnantes Class 66 immatriculées en Grande-Bretagne et les CC 77000 immatriculées en France. En fait, ces trains voient leur parcours prolongé au-delà de Pontivy pour desservir une installation terminale embranchée située peu avant Saint-Gérand, première station de la ligne Pontivy.St Brieuc, actuellement neutralisée à St Gérand.
c/Jehan-Hubert Lavie
Preuve qu'une certaine confiance règne dans l'avenir de ce flux de trafic, SNCF Réseau a entrepris de grands travaux de remise à niveau de cette voie unique. On voit ici des vues du chantier, prises le 19 novembre dans les emprises de l'ancienne gare de Pluvigner.

4 mars 2015

Frasne/Vallorbe a 100 ans

TGV en gare de Frasne (c/DR)


Le 16 mai 1915, après de nombreuses tractations, la section Frasne Vallorbe, fut mise en service, sans grandes cérémonie,la France étant en guerre depuis août 1914. Longue de 24.483 km, cette ligne relativement récente, présente un bon profil, les 2/3 du parcours étant en tunnel pour éviter des déclivités importantes. Les TGV sont autorisés à 160 km/h entre les gares de Vaux et Chantegrue, Labergement Ste Marie et 140 km/h sur le restant du parcours. Mise en voie unique du 6 septembre au 31 décembre 1943 par l'occupant, elle a été électrifiée grâce a l'aide de la Confédération Helvétique et mise sous tension le 25 avril 1958.


La Gare de Vaux et Chantegru(c/DR)

Les bâtiments ferroviaires BV et PN  représentent une architecture caractéristique des lignes de montagne réalisées par le PLM  à cette époque


 Le 220/221 SIMPLON-EXPRESS Paris Venise Zagreb Belgrade ( jusqu'en 1991) et de nombreux trains de nuit ont parcouru  cette ligne.




Le samedi 16 mai, lors de la commémoration officielle, présence de la rame TGV  Lyria n°4402 ayant réalisé le 3 Avril 2007 le record du monde de vitesse sur rail 
ainsi que la rame  TEE Cisalpin RAe 1053 SBB-Historic

L'ex-rame TEE Cisalpin des CFF (C/DR)