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22 mars 2023

Les rames réversibles pourraient avoir un bel avenir !

Voiture-pîlote en tête, ce train rapide suisse vient de quitter le tunnel précédant
la gare de St Maurice et s'engage sur la voie rapide longeant le BV. 

Après une décennie rythmée par la certitude que l'avenir du train de voyageurs en France passait obligatoirement par le "tout automotrice", l'avènement récent des rames tractées roses de Ouigo laisse espérer que la composition "locomotive + voitures voyageurs" n'a peut-être pas dit son dernier mot. Tout au moins dans l'Hexagone, car il y a des pays qui sont restés fidèles à la formule "locomotive + voitures voyageurs". 

Les belles 460 des CFF, dessinées par Pinifarina, ont toujours
fière allure et ne font nullement dépassées en 2023.

Notez que c'est bien volontairement que je n'emploie pas l'expression "rame tractée", car la formule "locomotive + voitures voyageurs" est aujourd'hui réversible. Même lorsqu'il s'agit d'assurer des trains à (relativement) grande vitesse : 230 km/h en Autriche, les öBB étant les actuels champions de la formule dès qu'il faut rouler vite. 



Nous sommes toujours à St Maurice, en Suisse dans le Canton du Valais.
Cette fois, le train passe en sens inverse, locomotive poussant la rame.
 

Mais l'autre pays européen employant très très largement la rame réversible est la Suisse. Normal : ici, la fréquence des circulations est optimale et le cadencement  la règle habituelle d'exploitation. Pas le temps, donc, d'effectuer des remises en tête aux terminus. 




Ce train roule dans le même sens que sur la photo précédente. Mais cette fois,
la locomotive est en tête et la voiture-pilote en queue.

Les cheminots suisses disent que la formule "locomotive + voitures voyageurs" offre d'une part l'avantage d'avoir une capacité adaptable au flux du trafic à assurer. D'autre part, parce que les passages en révision de l'élément moteur ne coïncident pas forcément avec ceux des véhicules remorqués, la formule "rame" serait aussi plus économique. 

Une 460 placée en sandwitch entre une rame à étages régionale
et une rame "grandes lignes". Aux CFF, toutes les formules sont bonnes pour absorber
le fort trafic dont bénéficie le réseau ! 

En Suisse, la souplesse d'utilisation des rames réversibles est sans limite. La photo ci-dessus, prise à l'Aigle, montre, par exemple, la circulation de deux rames accouplées par la locomotive de l'une d'elles ! Une telle situation est courante... pour le plus grand plaisir des amateurs ferroviphiles ! 


Un train grandes lignes circulant en réversibilité. Un rideau d'occultation est tiré
derrière la vitre frontale pour préserver la température de la cabine vide. 

Les rames roses de Ouigo, composées de vieilles voitures VU et VTU, certes révisées, ne seront pas éternelles. Alors reverrons-nous en France, un opérateur ferroviaire investir dans des rames réversibles comme le font l'Autriche et la Suisse ?

Texte et photos : Jehan-Hubert LAVIE




29 janv. 2012

Quand les 242 TA poussaient les rames Nord

(photo : DR)



Ah, le charme de ces vieilles photos aux bords échancrés qu'ont découvre, avec émerveillement, dans les albums des retraités ! Tractionnaire "vapeur" sur le Nord, René a été chauffeur puis mécanicien titulaire. On lui a même affecté une "Chapelon" !  Mais là, il pose fièrement sur le tablier de "sa" 2-242 TA 82 du dépôt de Fives - l'une des machines étudiées dans le numéro de février de Ferrovissime .

Et si les "TA" de cet établissement ont l'occasion de tracter les prestigieuses rames inox Paris/Tourcoing, elles prennent en charge aussi beaucoup d'omnibus ouvriers assurés par des rames réversibles Nord mutées de la région parisienne.

Ces rames réversibles offrent l'avantage d'éviter une remise en tête de la machine à l'issue de chaque parcours de leur service pendulaire. 

Et lorsque la rame doit repartir avec la locomotive en queue roulant en marche arrière,  il suffit, dans la journée, de retourner le petit disque monté à demeure près du phare électrique que l'on voit ici, placé à droite : ce disque présente une face vert foncé présentée en marche avant (c'est celle que l'on observe sur la photo) et une face rouge vif bordée de blanc, présentée en marche arrière.

La nuit, le disque de fin de convoi est remplacé par une lanterne rouge ou un écran translucide rouge glissé  devant un phare.

Mais jusqu'au 28 septembre 1958, le réglement régissant la signalisation d'arrière ne s'arrête pas là : les fameux feux d'angles, montés à demeure en haut des extrémités des fourgons, sont obligatoires. Et pour éviter aux agents de conduite des 242 TA de Fives de monter sur la chaudière aux terminus, deux feux électriques rouges sont installés au-dessus de la boîte à fumée. Ces deux feux  - et leur câble électrique d'alimentation - sont très visibles sur cette photo pleine de nostalgie.

Jehan-Hubert Lavie