2 oct. 2020

De Dinard à Dinan sur l'ancienne voie unique


Il y a belle lurette que la gare de Dinard a disparu des cartes ferroviaires. Trop proche de celle de Saint-Malo qu'il est facile de rejoindre avec le bus depuis la création du barrage de la Rance en 1966. 




L'ancien faisceau de voies est actuellement le vaste chantier d'une opération immobilière. Aujourd'hui, c'est le point de départ de notre périple en vélo par l'ancienne voie unique devenue voie verte en direction de Dinan. 

A la sortie de Dinan, la voie verte est déviée par un vaste centre commercial : original ! Mais d'emblée, on est frappé par les nombreux vestiges préservés du passé ferroviaire. 


Ici, c'est un pont-route. La photo permet d'apercevoir que cette voie verte est, en été, l'une des plus fréquentées de Bretagne, à pied ou en vélo. Les promeneurs sont largement majoritaires par rapport aux randonneurs accomplissant de longs parcours. 




On enchaîne les maisons de garde de PN vendues aux particuliers. Celle-ci a subi un profond ravalement. 


Celui-ci a conservé un aspect très Ouest-Etat avec ses pierres apparentes. 


Quant à celui-ci, il offre l'image classique du PN et porte toujours son numéro 19. 



En arrivant à Pleurtuit, cet ancien PN a perdu sa maison de garde mais les pavés de la chaussée sont restés. 



L'ancien quartier de la gare de Pleurtuit est devenu une vaste étendue pavillonnaire. L'ancienne voie unique forme un long alignement en palier. 








Voici le BV de la gare de Pleurtuit, un bâtiment trois portes classique sur la Région Ouest. Autrefois, l'établissement était une gare de voie de gauche, la voie unique se séparant en deux avec accès par aiguilles en Y symétriques. Trois voies de débord complétaient l'ensemble et une voie transversale "à l'ancienne" avec petite plaque tournante sur les trois voies de débord existait encore en 1957 ! 
Aujourd'hui, le BV est devenu la Maison des associations de la localité. 


A la sortie de la gare, le PN 15 abrite le moto-club et le vélo-club. 





Station suivante, Tréméreuc. Une simple halte mais la bordure du quai voyageurs est toujours présente. 



Le PN suivant est le seul de la ligne dont le bâtiment est en ruine. Si nous vous le présentons, c'est parce que son puits est, par contre, toujours visible et complet - un petit détail qui va intéresser les modélistes. 



Nous arrivons à Pleslin-Plouer, ancienne gare de voie de gauche qui possédait deux voies de débord dont l'une desservait la halle toujours visible et en bon état. 


Le BV est un trois portes comme à Pleurtuit. 




Les toilettes sont préservées et utilisées par les randonneurs de la voie verte. On note sa décoration en street art, une exception sur la ligne. 



L'ancien café-hôtel de la gare. 







Près du BV, un petit tronçon de voie avec rails à double champignon dissymétrique est exposé. 




Et à la sortie de la gare, un PN bien classique. 





Reprenant notre cheminement en direction de Dinan, le PN 5 possède un corps de bâtiment allongé à l'arrière exactement comme l'étaient certaines haltes comportant un petit bureau de vente des billets - salle d'attente. Or, à cet endroit nulle trace de halte ni dans les vieux Chaix, ni dans le carnet de profils. 





Le PN suivant est bien classique. Toutefois, on note que son actuel propriétaire a conservé, ici au premier plan de couleur grise, la guérite qui abritait la garde-barrière. 




La ligne se termine avec le PN suivant, portant le n°1 de la ligne. Mais ce PN est aussi La Halte de Saint-Samson, comme l'indique la pancarte en émail bleu foncé, lettres blanches. Avec ses deux curieuses annexes accolées à chaque pignon, cette maison de garde se trouve aujourd'hui entourée d'une haute clôture et très difficile à photographier 




Venant de Dinard, la petite voie unique devenue voie verte se raccordait avant Dinan sur la voie unique Lison / Lamballe dont voici le PN 159. On note que sa maison de garde présente une architecture très différente de celle des PN de la ligne de Dinard ! 




Aujourd'hui abandonné, ce PN 159 comporte un puits et, d'un côté, un soubassement permettant d'accéder à une cave. 



Nous n'irons pas plus loin vers Dinan, la ligne Lison/ Lamballe bénéficiant de grands travaux en été 2020. Pas de circulation donc, mais avec la possibilité de rouler à nouveau à 100 km/h - peut-être même 120 - fin 2020/début 2021. 


Texte et photos : Jehan-Hubert Lavie

29 sept. 2020

AU SOMMAIRE DE FERROVISSIME N° 108 Novembre/ Décembre 2020

 





Au sommaire de Ferrovissime n°108

Histoire au présent



Les voitures V2N à un tournant de leur carrière


Dernières RIB à Paris-Est


Clap de fin pour les rames tractées en Franche-Comté


Trois trains saisonniers pour la période estivale


Conquête inattendue pour la caisse mobile


Le point sur les BB 60000


Le retour incertain des trains du Père Noël


Médiathèque




Montez à bord



Trésors d’archives

241 P : dix ans de service à Nevers


Comment ça marche ?

Le frein à air, un système ancien toujours utilisé


Stars du rail

Un jeune biterrois à la découverte du Train Jaune dans les années 1980



Les portraits du rail

CC 20001, CC 25000

Premières locomotives bicourant sur le réseau français


Le monde des cheminots


 - Cœur de métier

Le poste de permanent «panto» au PC de Montpellier


- Gares et installations

Poisson, charbon, goudron au port de Concarneau


 - Matériel roulant d’hier

Les fourgons de l’Orient-Express CIWL 1263 à 1296


 - Des trains sous la loupe

Quand les journaux étaient transportés par le train









Alain Dubois nous a quittés


 Grand spécialiste de l'histoire des draisines, Alain Dubois avait rédigé plusieurs articles consacrés aux engins de maintenance des infrastructures ferroviaires dans Ferrovissime. Entré à la SNCF en 1977 comme dessinateur, il était aussi un fin connaisseur des véhicules dédiés à la géométrie de la voie et des ouvrages d'art, pour en avoir utilisé et perfectionné plusieurs au cours de sa carrière.

Toujours heureux de partager ses connaissance en la matière, d'un naturel attachant et tenant beaucoup aux valeurs traditionnelles de l'esprit cheminot, Alain était fort impliqué dans la vie associative ferroviaire de Limoges.

Il avait notamment aidé à organiser ces dernières années plusieurs visites d'établissements pour l'ALACF (association limousine des amis du chemin de fer).

Il était également le secrétaire de l'AMCL87 (association des modélistes cheminots de Limoges) pour laquelle il a largement contribué à la réalisation des décors du dernier réseau "Dépôt do Limouzi" décrit dans Loco Revue hors série du mois d'avril 2020.

BERNARD PORCHER N'EST PLUS

 Un de nos éminents collaborateurs est décédé récemment : le Docteur Bernard Porcher, Président honoraire de l’AFAC, père de Thierry Porcher et frère de Jean Porcher.

Issu d’une famille cheminote depuis de nombreuses générations – plus de 150 ans « d’ancienneté » désormais – et passionné par le ferroviaire, il s’était néanmoins orienté vers la médecine et n’avait pas intégré la SNCF. Mais il s’est largement rattrapé, avec sa passion dévorante pour le chemin de fer et ses connaissances pointues grâce à son entourage familial.

Ses nombreuses photos en couleurs, notamment de la période 1958-1968, ont largement contribué à l’illustration de notre revue. Et ses souvenirs, vivants, précis, humains et souvent pittoresques que Thierry Porcher a recueillis ont servi de base à des articles qui restent dans nos mémoires.

Nous renouvelons nos sincères condoléances à sa famille.

28 sept. 2020

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