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| La gare frontière de Canfranc (c/O.T.) |
Aujourd'hui, 15 avril, les presses française et espagnole annoncent l'inauguration de la nouvelle gare de Canfranc en présence de Bernard Uthurry, vice-président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, aux côtés du gouvernement d’Aragon. Une étape vers la réouverture de la ligne internationale transpyrénéenne Pau / Saragosse.
Tout a déjà été dit et écrit sur Canfranc, cette gare frontière exceptionnelle située à 1200 m d'altitude, abandonnée depuis des décennies, avec son bâtiment voyageurs monumental aux dimensions comparables à celui de Paris-Saint-Lazare ! Coté français, le trafic est interrompu depuis 1970, le côté espagnol continuant à recevoir une maigre desserte. Depuis plusieurs années, cette artère transpyrénéenne fait l'objet de gros investissements destinés, au prix de travaux colossaux, à remettre en place une desserte internationale et à réhabiliter le fameux BV, au moins à des fins touristiques. Et il le mérite vraiment! Alors, souhaitons bonne chance à la liaison Pau / Saragosse.
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| Le Bâtiment voyageurs de Le Chatelard-Frontière, un châlet modeste, mais accueillant et bien équipé |
Il se trouve que le hasard des dates induit parfois des contrastes curieux. Ainsi, quelques jours auparavant, j'étais en montagne, dans une gare frontière infiniment petite - la plus modeste à une limite du territoire français ? - et pourtant en bonne santé ! Il s'agit de la gare de Le Châtelard - Frontière marquant le point entre la France et la Suisse (Canton du Valais) sur la voie métrique internationale Saint-Gervais-lès-Bains-Le Fayet / Vallorcine / Le Chatelard-Frontière / Martigny.
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| Ici, nous sommes en Suisse à Finhaut, canton du Valais, district de Saint-Maurice. Située à 1224 m d'altitude, la gare est aussi l'agence postale de l'agglomération. |
Cette ligne à voie métrique du Réseau Ferré National est exploitée par SNCF Mobilité côté français. Côté Suisse, son exploitation est assurée par l'un des fameux secondaires helvétiques, le réseau MOMC résultant de la fusion du Martigny-Orsières et du Martigny-Châtelard.
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| A le Châtelard-Frontière, côté vers la France, la forte rampe se voit à l'oeil nu ! |
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| En provenance de Saint-Gervais, une Z 800 termine l'ascension de la rampe qui mène en gare de Chamonix. |
C'est l'itinéraire de tous les superlatifs : rampe maxi en adhérence de 90 °/°°, rampe en crémaillère de 200 °/°° avec vitesse limitée à 23 km/h en rampe et à 16 km/h en déclivité. Mais vitesse maximale de 70 km/h sur les section en adhérence. Captation du courant sur un 3e rail latéral en France et par pantographe sur ligne aérienne de contact en Suisse.
Cette voie métrique n'est pas isolée puisqu'elle est en correspondance quai à quai avec les trains à voie normale. Rappelons que Saint-Gervais est situé au pied du Mont-Blanc, dans une région hautement touristique.
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| Chamonix bénéficie d'un bâtiment voyageurs de belles dimensions. Et l'aménagement de la salle des billets est remarquable. |
Deux séries d'automotrices modernes panoramiques (angle de vision de 138°) se partagent le service :
• des automotrices doubles équipées pour la crémaillère et munies de pantographes sont aptes à circuler sur la totalité du parcours ; 3 appartiennent à la SNCF (Z 801 à 6) et deux au MOMC (BDeh 4/8) ;
• des automotrices articulées à trois caisses sur quatre bogies ; les 6 du parc SNCF (Z 851 à 6) ne sont pas équipées pour circuler sur la crémaillère ni sous caténaire, contrairement aux 2 unités du MOMC.
Texte et photos : Jehan-Hubert Lavie
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| Une automotrice suisse en France à Saint-Gervais : la BDeh 4/8 n°3. |
SOMMAIRE
Histoire au présent
4 - Nouvelles diesel à forte puissance : les EURO 4001 Captrain
5 - Fin des BB 26000 sur Paris/ Cherbourg
6 - Six BB 22200 RC PACA montent en Hauts-de-France
7 - Sur la Dore, un Pédalo remplace un Sous-Marin
8 - BB 36000 : de nouvelles Astride sur la Côte d’Azur
9 - L’itinéraire fret Gisors/Serqueux est en service
10 - Deux applications nouvelles de livrée sur des automoteurs
11 - MEDIATHEQUE
12 - Trésors d’archives
Novembre 1989 : une BB 7200 en essai sur la ligne des Causses
20 - Comment ça marche
La réglementation des mécaniciens
24 - Stars du rail
Dans les coulisses d’une tournée Mauzin
30 - Les portraits du rail
Le grande famille des autorails Billard
Le monde des cheminots
53 - Cœur de métier
Avec la BB 60139 sur une desserte d’ITE
58 - Gares et installations
Le dépôt de Nevers, un seigneur au royaume de la vapeur
69 - Matériel roulant d’hier
Introduction aux wagons type Standard d’après-guerre
Les couverts à primeurs Stadard D Ghks 6.14
75 - Des trains sous la loupe
Les BB 12000 en renfort dans les Alpes
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| c/ P. Schaub |
C'est peu dire que l'histoire au présent parue en page 5 de Ferrovissime n°110 - actuellement en kiosque - intrigue !
Il faut bien reconnaitre qu'il n'est pas banal de voir réapparaitre, en vue de sa restauration en état SNCF, une locomotive électrique appartenant à une petite série quasi-oubliée en France, mais toujours bien vivante dans les esprits ferroviphiles suisses. L'oubli, dans l'Hexagone, a des excuses : voilà un demi-siècle que les neuf C 20150 bifréquence 25/15kV ont quitté le parc de la SNCF pour être vendues aux CFF ! Esthétiquement, ces petites machines se distinguent par leur panto unijambiste moderne, qui contraste avec leur châssis comportant trois essieux entrainés par bielles et faux essieux.
Représentant en Suisse de l'entreprise Roco-Fleischmann Modelleisenbahn GmbH, Stephan Schmid nous a raconté avoir eu un choc en découvrant la photo imprimée en haut de la page 5 que nous republions ici :
| c./P. Schaub |
Les souvenirs de Stephan remontent à une époque où les C 20150 SNCF sont déjà vendues aux CFF, devenant les Ee 3/3 II en livrée suisse. Toutefois, leurs services restent dévolus à la zone frontalière de Bâle et elles restent en contact étroit avec les locomotives et le matériel remorqué de la SNCF. Écoutons ses commentaires :
-" Pendent presque 10 ans j’ai travaillé dans l’immeuble en briques rouges qui se trouve au fond à droite de l’image en haut de la page 5 de ferrovissime 110. L’article «La C 20155 va revivre» m’a fait revivre des mémoires: A l’époque les voies visible sûr l’image étaient utilisés comme voies de garages pour les machines françaises arrivant à Bâle SNCF.
A l’ouest de la gare les caténaires 25 kV (françaises) et 15 kV (suisses) sont intercalées pour la circulation des rames SNCF et les manœuvres CFF. Une partie des voies de Bâle SNCF sont en cul-de-sac. Par contre, la voie 30 est commutable et continue comme voie 4 dans la halle principale de Basel SBB - CFF.
Le train Euro-City EC «Vauban» en direction sud arrivait sur la voie 30 et une Ee 3/3 ll retirait la BB 15000 de la tête du train pour la déposer sur la voie voisine. D’où une autre Ee 3/3 ll la prenait en charge de l’autre côté pour la remiser comme sur la photo. Entre-temps la première mettait une locomotive électrique Re 4/4 des CFF en téte du train et… tirait toute la composition - y compris la machine suisse ! - dans la partie CFF.
Dans le sens nord, la manœuvre nécessitait seulement une seule Ee 3/3 ll.
Depuis la réversibilité des rames sur Strasbourg/Bâle, il n'y a plus besoin de garer des locos SNCF et le faisceau est utilisé pour les modules de renforts des CFF.
Pour conclure, voici un document montrant la cabine de conduite de la Ee 3/3 II 16515 sauvée par Heinz Peyer et Philippe Schaub, prévue pour être restaurées dans son état d'origine SNCF C 20155.
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