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| autorail Yp809 et remorque UBFyp2109 du CF Uppsala/Faringe à voie étroite (Suède) - C/J.H. Lavie |
Toute l'équipe de Ferrovissime vous souhaite une année 2026 pleine de bonheur ferroviaire !
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Couplage d’éléments automoteurs diesel VT 612 de DB Regio affrontant la neige à Ebenhofen en 2019. Photo : Jehan-Hubert Lavie |
Les automotrices anciennes : une catégorie d’engins à (re)découvrir
Pour débuter l’année 2026 en beauté, nous vous proposons un numéro spécial de 132 pages consacré à un sujet peu exploré : les automotrices anciennes. L’article sur la reconversion du Technicentre de Clichy illustre parfaitement la disparition progressive des rames remorquées, au profit de l’essor inexorable des trains automoteurs. Ferrovissime a donc choisi de revenir sur une époque où, avant la suprématie qu’elles connaissent aujourd’hui, les automotrices électriques étaient une catégorie d’engins marginale, conçue pour des missions spécifiques. Pour ce faire, nous nous sommes plongés dans l’état numérique du matériel moteur de la SNCF publié le 1er janvier 1966. L’amateur de chemin de fer ancien y notera immédiatement que, hormis les automotrices primitives de l’Exposition Universelle de Paris en 1900, la quasi-totalité des séries anciennes sont encore en service en 1966 ! Une aubaine pour (re)découvrir ce matériel d’autrefois.
La traction électrique est donc bien représentée dans le sommaire de ce numéro. Nous avons toutefois veillé à attribuer le même nombre de pages aux locomotives à vapeur, avec un Portrait du rail sur les 151 TQ et les 151 TA Nord étudiées pour la Grande Ceinture, accompagné d’une étude sur une série de Chapelon qui a terminé sa carrière sous le matricule 231 J Sud-Ouest.
Quant au diesel, nous vous proposons un reportage inédit sur l’ancien centre autorails de Rennes, basé sur une collecte de témoignages. Découvrez comment ce dépôt a géré la transition des modes de traction thermiques.
Comme toujours, nous vous emmenons à la découverte d’un embranchement industriel. Cette fois-ci, direction Saint-Chély en 1984, où un chemin de fer industriel est parcouru par deux charmantes locomotives « Boîtes à sel ». Ce chemin de fer dessert une usine métallurgique sur plusieurs niveaux, suivant un plan de voies qui pourrait inspirer un excellent projet de réseau miniature.
Nous espérons que vous apprécierez ces sujets et bien d’autres encore. Toute l’équipe de Ferrovissime vous souhaite une excellente année ferroviaire 2026.
Jehan-Hubert Lavie
Rédacteur en chef
SOMMAIRE de FERROVISSIME n°139
Histoire au présent
4 _ La rame « Croisière », des Grisons à la Baie de Somme
5 _ Requiem pour un autorail De Dietrich
6 _ Le MTVS en pleine mutation
7 _ Un Picasso pour Montmirail, fief ferroviaire
8 _ Les 230 T du Réseau Breton en vedette en Baie de Somme
9 _ Dernier train commercial pour les BB 15000, mais…
10_Fin de service anticipée pour les BB 36300
11 -MÉDIATHÈQUE Livres, revues, DVD
DOSSIER SPECIAL
12- 1946 - 1970
LE PARC D’AUTOMOTRICES ÉLECTRIQUES DE LA SNCF EN 1966
Montez à bord
44 _ STARS DU RAIL
Les 4-231 G devenues 4-231 J, dernières « Chapelon » à rouler au P.O
50_ TRÉSORS D’ARCHIVES
L’usine de Saint-Chély au temps des « Boîtes à sel »
60_ DES TRAINS SOUS LA LOUPE
Le Capitole rouge, une première à 200 km/h
LES PORTRAITS DU RAIL
66 - 151 TQ et 2-151 TA
Conçues pour le trafic lourd de la Grande Ceinture
Le monde des cheminots
92 _ MATÉRIEL ROULANT D’HIER
Des voitures Transat passent au Bar
98 _L’origine rocambolesque de la draisine n°4
100_L’étonnante histoire des tombereaux à bois de Clamecy
104_Les BB 8500, des danseuses en robe multicolore
110 _GARES ET INSTALLATIONS
La transition du dépôt de Rennes, de la vapeur au diesel
118_COMMENT ÇA MARCHE
Le pont tournant de la gare d’Evian-les-Bains
120_ CŒUR DE MÉTIER
La fin des rames remorquées induit la reconversion du Technicentre de Clichy
Thor est une grosse locomotive à tender séparé conçue pour un petit écartement : 891 mm. C'est l'écartement habituel des voies étroites suédoises. Il correspond aux cotes britanniques 2ft 11 3/32 inch. Aujourd'hui, elle remorque des trains entre Uppsala et Faringe sur le Uppsala-Lenna-Järnväg (ULJ), un réseau patrimonial sur lequel je reviendrai très prochainement dans ce blog.
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Malgré l'écartement étroit de 891 mm, le gabarit est très généreux comme on peut s'en rendre compte ici.
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Locomotive 140 « THOR » du réseau à voie métrique Uppsala / Faringe (Suède). Photo : Jehan-Hubert Lavie |
Le 13 juin 2025, les pages de ce Blog vous avaient présenté la ligne partant de Gmünd à Litschau, à proximité immédiate de la frontière avec la Tchécoslovaquie. Aujourd'hui, nous étudions Gmünd / Gross Gerungs - une seconde ligne de ce réseau autrichien Waldviertelbahn exploitant trois lignes à voies étroites à l'écartement de 0,76 m.
Comme cinq autres réseaux autrichiens d'intérêt local, l'opérateur du Waldviertelbahn est la NÖVOG (NiederÖsterreichische VerkehsOrganisationsGesellschaft Bahnen), société d'Etat, propriété à 100 % du land de Basse-Autriche qui gère notamment le célèbre Mariazellbahn.
Depuis 1997, comme la ligne de Litschau , celle de Gross Gerungs a vu son service public transféré sur route par autocars. Par contre NÖVOG a eu l'excellente idée de préserver l'ensemble des installations ferroviaires et le matériel roulant pour y faire circuler des trains touristiques.
A Gmünd, les trains pour Gross Gerungs partent de la vaste gare moderne du Waldviertelbahn consacrée à la voie de 0,76 m.
D'un côté du quai, l'autorail VT 11 qui, avec les VT 8 et VT 14, assure les circulations des jours de base.
Mais sur la voie située à droite du quai, nous arrivons au fourgon de queue Di/s 6505 du train dominical pour Gross Gerungs.
En tête, la V12, une locomotive diesel typiquement autrichienne avec ses petites bielles entrainant les essieux des deux bogies. Une locomotive qui rappelle bien des souvenirs aux modélistes épris du LGB ou encore des modèles H0e de Liliput.
A l'autre extrémité de la ligne, la gare de Gross Gerungs utilise un BV style secondaire mais avec un très long buffet. Ici, la photo le montre côté rue.
Pas de fret sur un touristique, mais la halle et le quai haut sont toujours là !
Voici la gare côté voies.
Et voici le train touristique qui entre en gare.
La machine est coupée. Un pilote se tient sur un marchepied pour guider l'agent de conduite.
Au bout de l'impasse, l'aiguille est faite pour contourner la rame.
Puis la locomotive refoule sur la rame et l'agent d'accompagnement procède à l'attelage.
Le train est prêt pour le parcours du retour à Gmünd.
Texte et photos : Jehan-Hubert LAVIE