13 nov. 2013

Le Citroën est un Latil !

(c/DR)


Petite erreur "routière" en page 33 de Ferrovissime n° 65.

L'autocar qui remorque la RZ DC 6000 n'ai pas du tout un Citroën ,
mais un Latil type V3AB3 comme nous l'a précisé un témoin direct de ces circulations,  Roger Nautré .

Trois engins avaient été convertis pour le système Talon :
• N°1 un Citroên P45 de couleur bleue de la Compagnie CCTC
• N°2 un Latil V3 AB3 de couleur beige et marron - celui de la photo - des
transports Bourdier .
• N°3 un berliet a cabine avancée de couleur

bleue Clair, qui n'a jamais put franchir les
aiguilles de sorties de la gare de Quillan . 

Thierry Leleu

La BB 64638 est l'ex-63604



Dans l'article "Un train sans queue ni tête pour désherber" paru dans le numéro 53 de Ferrovissime, à la page 69, il faut lire que la BB 64638 mentionnée dans le texte est l'ancienne 63604 de Saint Pierre des Corps et non la 64038 qui, elle,  est toujours en activité à Sotteville. 

Eric Jamin

Composition "autorails" page 51 dans Ferrovissime 65

Composition de l’autorail Express 1920 Briançon/ Marseille au service d’été 1961 parue dans Ferrovissime n° 65

L'erreur de transcription porte sur le deuxième véhicule (celui qui figure à côté du U 600) : ce n'est pas une remorque Briançon/ Marseille, mais un autorail Decauville Briançon/ Veynes. Voilà l'engin moteur qui manque pour assurer la traction de Briançon à Gap !

En voyant la composition qui est parue, on peut aussi s’interroger sur le fait que l'U 825 (Grenoble)/ Veynes/ Marseille vienne s'intercaler entre les deux remorques Briançon/ Marseille, qu'il n'y a aucune raison de séparer.
Certes, la remorque Briançon/ Marseille – la seule qui existe en réalité – se trouve intercalée entre l'U 825 et la remorque assurant tous deux la relation Grenoble/ Veynes/ Marseille. Mais cette dernière relation rebrousse à Veynes, ce qui nécessite de toute façon d'en séparer les deux véhicules, si les autorails arrivant de la direction de Briançon restent à Veynes, ce qui est bien le cas.

La composition du 1920 présentée dans ce numéro de Ferrovissime est un cas bien particulier, dans la mesure où les six véhicules représentés ne circulent jamais tous ensemble.

En numérotant les véhicules comme ci-dessous (les autorails sont en gras souligné) :

1) U 600 Gap/ Veynes
2) Decauville Briançon/ Veynes
3) U 825 Grenoble/ Veynes/ Marseille
4) XR Briançon/ Marseille
5) XR Grenoble/ Veynes/ Marseille
6) U 300 Aix/ Marseille

On a les compositions suivantes sur les différents tronçons :

Briançon/ Gap :
2 + 4 (Decauville + XR)
A Gap, réception sur voie occupée par 1

Gap/ Veynes :
1 + 2 + 4 (U 600 + Decauville + XR)
A Veynes, la manœuvre la plus simple – donc sans doute celle qui correspond à la réalité – est la suivante : 1 + 2 évoluent dès l'arrivée côté Aspres, pour se placer sur une voie voisine. 3 manœuvre côté Gap pour placer 5 en queue au départ, derrière 4, puis fait le tour pour se remettre en tête de 4 + 5.

Veynes/ Aix :
3 + 4 + 5 (U 825 + 2 XR)
 A Aix, 6 évolue pour se mettre en queue du train arrivant. L’avantage de procéder ainsi, au lieu de faire une réception sur voie occupée comme à Gap, est de former une composition réversible, qui pourra donc repartir rapidement de Marseille sans aucune manœuvre, ou avec une simple coupe – si par exemple ne repartent aussitôt que le U 300 + une XR.

Aix/ Marseille :

3 + 4 + 5 + 6 (U 825 + 2 XR + U 300).

Thierry Porcher

Pas de 40ème anniversaire sous la pluie pour la Chapelon

(DR)



"En avril 2014, cela fera quarante ans que la Pacific Chapelon, 231 E 41 Nord trône piteusement au milieu du Boulevard des déportés à Saint Pierre des Corps.
Quarante ans à subir les outrage du temps et l’indifférence des élus locaux.
Eh bien non, sa quarantième année ne se passera pas sous la pluie. Pour la première fois, elle sera au sec.
Depuis 2007, la treizième section de la AAATV Nationale se bat pour espérer remettre en état ce monument du rail.
Le jeudi 5 décembre 2013, la Pacific quittera le terre plein qu’elle occupe depuis 39 ans pour rejoindre un des hangars des magasins généraux.
Et une fois à l’abri, nous allons unir nos efforts pour lui redonner son lustre d'antan".
L. Lalle, 
Président de la AAATV-SPDC

                           

La couleur des premières 2-141 TC

(DR)

Claude Wagner, co-fondateur de la FACS, nous livre ses souvenirs concernant les fameuses TC Nord. Des souvenirs qui vont plus particulièrement intéressés les modélistes :

- "J'ai vu les premières 4.1200 Nord (alias 141 TC) à partir de juin 1935, en emménageant à la gare de Sannois. A cette époque, les 4.1200 venaient de remplacer les 3.800 et assuraient, entre autres, les trains Paris-Nord/Sannois via Enghien.
Les dernières machines de la tranche 4.1236 à 78 étaient encore en cours de livraison et parfois, elles étaient essayées en rodage sur la ligne des Grésillons où elles remorquaient cinq voitures au lieu des rames de huit tractées sur les lignes principales. 
J'ai donc vu ces machines NEUVES et je peux donc indiquer leur couleur : 
ces 4.1200 étaient entièrement peintes dans un vert Nord plus clair que celui de la SNCF.
Ce vert Nord plus clair est resté en vigueur jusqu'à la suppression des réchauffeurs ACFI en 1946. A partir de cette date, c'est la livrée classique vert extérieur 306 et noir 901 qui a été appliquée. 

Les 2-141 TC n'ont jamais reçu la livrée "Chocolat". Par contre, en 1943/44, j'ai observé à Sannois certaines unités décorées en rouge avec des filets jaunes : une livrée magnifique". 

Des TC rouges durant les années d'occupation ? Il y a là une explication sur laquelle nous reviendrons dans un prochain numéro de Ferrovissime. Car ces TC n'ont pas été les seules machines à vapeur rouges : il y a eu aussi quelques machines de l'Est et du Sud-Est peintes dans ce "rouge auto", pour une raison que l'historien de la vapeur Jean Florin nous exposera...
Jehan-Hubert Lavie




La France, mal placée au hit parade des investissements ferroviaires

(DR/CFF)




Investissements annuel par habitant de l'Etat dans l'infrastructure ferroviaire
(sources : Allianz pro Schiene, VBV, BMVIT, SCI Verkehr)

Suisse : 349 €
Autriche : 258 €
Suède : 151 €
Pays-Bas : 129 €
Grande-Bretagne : 110 €
Italie : 79 €
France : 63 €
Allemagne : 51 €
Espagne : 38 €


Voilà un "hit parade" qui étonne ! Que la Suisse soit classée première ne surprendra personne, tant la Confédération  favorise, depuis toujours, ses transports ferroviaires . L'Autriche en deuxième ? Logique pour un pays qui a entrepris une croisade favorisant un vrai report du fret de la route vers le rail, notamment pour les flux de transit internationaux. 
La cinquième position de la Grande-Bretagne tord le cou à sa réputation de pays qui a laissé mourir ses trains... Ceci dit, l'outil ferroviaire de nos voisins britanniques revient de loin, quand on se souvient de l'état d'abandon où il était tombé durant la gestion Tatcher ! 
En fait, le sujet d'étonnement vient plutôt du pays en avant-dernière position : l'Allemagne. L'Allemagne se classe donc derrière la France. Pourtant, le réseau allemand fonctionne plutôt bien - actuellement tout au moins. Car les investissements dans l'"infra" - ou  le manque d'investissements - n'auront des effets que dans l'avenir. 
Jehan-Hubert Lavie

29 oct. 2013

LES INVITES DE LA FETE DU LIVRE ET DE LA PHOTOGRAPHIE FERROVIAIRES





La plupart des principaux auteurs ferroviaires seront présents le 8 novembre prochain, de 13h30 à 18h30, 11 rue de Milan à la Fête du livre et de la photographie ferroviaires organisée par La Vie du Rail avec le partenariat de LR Presse. 

L'occasion d'y rencontrer Paul-Henri Bellot,  Yves Broncard, Bernard Collardey, Daniel Combrexelle, Frédéric Descouturelle, Philippe Feunteun, Georges Gille, Didier Leroy, André Mignard, Julian Pepinster, Guillaume Pourageaux, Denis Redoutey, Michel Rodriguez et Maurice Testu. 

A noter : la salle de réception de La Vie du rail se verra ornée, à cette occasion, de nombreux tirages photographiques grand format rares et anciens. 

24 oct. 2013

ON MANGE BIEN DANS LES TRAINS DU JAPON




Le mois prochain, Ferrovissime se livrera à une enquête : pourquoi mange-t-on aussi mal dans les trains ? 

Notez que la nourriture actuelle servie sur les lignes ferroviaires françaises n'est pas la seule à avoir une réputation déplorable.
Mais existe-t-il, sur la planète, un service de restauration ferroviaire qui soit vraiment réputé et apprécié ? 
Il semble bien que oui ! Et cette restauration se trouve au Japon. Célèbres pour leur vitesse, les trains des JNR seraient-ils équipés de voitures-restaurant surdouées? Pas du tout. Au Japon , comme ailleurs, les voitures-restaurant ont été supprimées des trains de jour et tout juste conservées dans les trains de nuit. Alors? Alors, ces plats réputés sont achetés sur les quais ou en vente ambulante auprès des hôtesses. Car il s'agit de petits plats vendus en boîte. 

Là-bas, il existe depuis fort longtemps la tradition du bentô - ce petit coffret dans lequel on prépare la nourriture la veille, chez soi, pour l'emmener au bureau, à l'atelier ou à l'école pour le rapide déjeuner du lendemain midi. C'est cette tradition du bentô qui a été récupérée par les prestataires des gares pour réaliser des sortes de boîtes contenant des mets variés et appétissants. 

Le bentô serait-il transposable du Shinkansen au TGV ? Pas sûr... Car ce qui réussit entre Tokyô et Osaka ne marchera pas forcément entre Paris et Lyon (pourtant capitale de la gastronomie, dit-on) !
Jehan-Hubert Lavie