dimanche 4 janvier 2026

L'Eclisse prépare le bicentenaire du rail européen en 2027


 


Fondée en 2023, par plusieurs associations du paysage métropolitain stéphanois, l’association L’Éclisse compte aujourd’hui 11 associations et l’École Supérieure des mines de Saint-Etienne. Elle s’est donnée pour objectif de commémorer le bicentenaire des premières lignes de chemin de fer.  Elle réfléchit donc sur la mise en valeur patrimoniale de cette histoire mais aussi sur les festivités à mener pour 2027. Cette réflexion porte ses premiers fruits : une cérémonie a été organisée dans le quartier du Marais à Saint-Etienne, le vendredi 28 novembre 2025 afin de dévoiler un panneau pédagogique.  Celui-ci se trouve en bordure de la voie verte qui traverse ce quartier. Elle reprend l’itinéraire de la première ligne de chemin de fer d’Europe Continentale, Saint-Etienne Pont de l’Âne – Andrézieux. Cet événement a été rendu possible grâce à l’investissement de la ville de Saint-Etienne.

En effet, le bassin houiller de Saint-Etienne est le berceau du chemin de fer français grâce à l’esprit visionnaire d’hommes. Ainsi, dès 1814, Michel Moisson Desroches, a rédigé une note à l’Empereur Napoléon pour montrer l’intérêt de se doter d’un chemin de fer. Dans cet écrit, il préconise de relier Paris aux principales villes de l’empire. Compte tenu du contexte, aucune suite ne sera donnée. Ce rapport sera en parti repris en 1842 pour donner naissance à la fameuse « Étoile Legrand ». 

En 1823, la concession de la première ligne entre Saint-Etienne et Andrézieux a été accordée à messieurs Beaunier et Gallois. Ouverte en juin 1827 pour le transport de la houille, la traction est confiée à des chevaux. En conséquence, le rail, en forme de ventre de poisson, repose sur des dés en pierre et non sur des traverses comme aujourd’hui. Arrivée à Andrézieux, la houille est transférée sur des Rambertes, bateau adaptée à la navigation sur la Loire. Aujourd’hui, des traces sont encore visibles : pont du Bois Monzil (plus ancien ouvrage d’art ferroviaire de France), le pont de la Quérillère, le pont des magasins, la gare première gare d’Andrézieux.

En 1826, une seconde concession est accordée à Marc Seguin, l’inventeur de la chaudière tubulaire, pour la construction de la seconde ligne au départ de Saint-Etienne et en direction de Lyon. Le tracé retenu conjugue des courbes de grands rayons et des tunnels, les premiers percés en France. Certains ont des longueurs importantes comme celui de Terrenoire. Dès 1832, les voyageurs peuvent l’emprunter. Le tracé primitif n’a que peu évolué depuis deux siècles.

Enfin en 1828, en raison des difficultés de navigation sur la Loire entre Andrézieux et Roanne, il est décidé de prolonger la première en direction du Coteau. Celle-ci prend naissance à la Quérillière (commune de Saint-Just-sur-Loire) pour arriver au Coteau, la commune de Roanne refusant le chemin de fer avec un tracé le plus direct possible. Pour gravir les pentes, au lieu de percer des tunnels, des plans inclinés sont construit. Sur la commune de Saint-Marcel-de-Félines, nous avons encore le bâtiment qui abritait la machine à vapeur fixe, ce qui en fait l’un des plus anciens funiculaires au monde. L’ouverture de cette ligne interviendra au premier semestre 1833.

L’association L’Éclisse ne manque pas d’idées afin de mettre en lumière cette histoire que peu de Stéphanois et Ligériens connaissent. Certaines sont en cours de discussions avec la métropole stéphanoise, d’autres en phase de réalisation. L’Éclisse espère qu’en 2027, ce bicentenaire soit fêté. 


Christophe DALLY



pour en savoir plus :  https://www.leclisse1827.fr/

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