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6 juin 2026

En gare de Mariefred




 


Le mois dernier, nous vous avons proposé un fond d'écran montrant une locomotive du chemin de fer touristique à voie de 600 mm reliant Läggesta à Mariefred (Suède) avec un long embranchement allant à Taxinge Näsby. 



Située à une cinquantaine de kilomètres de Stockholm, la petite ville de Mariefred est célèbre pour son château - perle de la Suède disent les guides touristiques - au bord du lac Mälaren. Les voyageurs romantiques préféreront sans doute, le voyage depuis Stockholm en bateau à vapeur. Mais pour le ferroviphile, il est plus simple et moins couteux (12 €) de prendre le train régionale de l'opérateur Malartag en gare de Stockholm (53 départs par jour !) Des rames récentes à deux niveaux assurent le parcours en 37 mn en omnibus en roulant avec avec des pointes à 200 km/h ! 

Correspondance en gare de Läggesta avec le train touristique à voie de 60 qui circule de juin à septembre. C'est lui qui nous emmène à Mariefred. 

Gare principale du réseau, observer les manœuvres en gare de Mariefred est étonnant car le trafic est important pour de la voie de 60.



La collection de locomotives (notamment "vapeur") est intéressante. Lors de notre passage, trois machines étaient en chauffe. 















Ici, c'est une étonnante petite 131 T mais le réseau possède également une Mallet. 















Le parc "voyageurs" est considérable et varié. 














Les manœuvres en gare sont assurés par un locotracteur diesel. 







C'est également à Mariefred que se trouve le dépôt des locomotives. 






Nous aurons l'occasion de vous présenter prochainement sur ce blog d'autres facettes de ce réseau. 

Texte et photos : Jehan-Hubert LAVIE

11 mars 2026

Au sujet du dépôt de Bordeaux Saint-Jean

Au 1er plan, le gril du dépôt vapeur. A l'arrière plan, les Ateliers du Matériel, spécialisés dans l'entretien des wagons, puis des autorails et turbotrains. (coll. A. Prévot)

((photo A. Prévot)

Christophe Mercier, de l'Infrapole Aquitaine de SNCF Réseau, nous propose de corriger ou compléter quelques points concernant les légendes des photos parues dans l’article de Ferrovissime n°140 sur le dépôt de Bordeaux. 

 

Page 80 : Il n’y a eu et il n’y a encore qu’une seule rotonde à Bordeaux. En revanche à l’époque, il y avait deux ponts tournants.

Page 81 (voir photo en tête de ce post de blog) : Il ne s’agit pas d’une vue générale de l’établissement mais plutôt d’une vue très partielle de l’entrée du dépôt coté NORD. En revanche, on aperçoit très bien en arrière-plan derrière les voies principales se dirigeant vers Bayonne, les ateliers de SNCF de Bordeaux qui avant leur fermeture était un des ateliers directeurs des autorails et turbotrains.

Page 82 : La 230E se trouve devant l’estacade de chargement du dépôt.

Page 83 : Il s’agit d’une vue des ateliers de Bordeaux et non du dépôt. La vue est située tout près de l’entrée, coté rue Amedée St Germain, près de la loge du gardien. A gauche de la rame en cours de manœuvre (chargée d’essieux), « les roues » partie de l’atelier ou mon premier « contremaitre » avait débuté sa carrière avant de terminer « chef » du Central Sous station de Bordeaux. Tout ceci à aujourd’hui disparu…

Page 84 : photo du bas : La 231G se trouve bien au dépôt de Bordeaux approximativement à l’emplacement de la sablerie actuelle, sur la voie de chargement de l’estacade en charbon. On aperçoit les feux de signalisation – pas très unifiés - de la sortie du grill. 

Le texte de l’article résume très bien l’activité de cet établissement à l’époque de l’ancienne rotonde, tout au plus, on pourrait ajouter que très tôt, c’est-à-dire dès l’ouverture de la « passerelle », les engins moteurs de l’ETAT et ceux du PO viendront quotidiennement relayer au dépôt de Bordeaux St Jean, les futures 140C Ouest de St Mariens, et les S3/6 de Saintes (231 A Ouest) , par exemple seront des visiteuses habituelles.

Pour finir, cet article vient à point nommé, car si l’établissement qui a été longtemps son « concurrent », c’est-à-dire Toulouse a fermé il y a quelques années, le « technicentre » de Bordeaux entame de son côté une mutation forcée avec le transfert programmé de ces terrains, bâtiments et matériels au conseil régional, pour concentrer ses activités uniquement sur les TER, la partie rotonde étant certainement condamnée à plus ou moins court terme.


 

(photo A. Prévot)


La 4-231 G 805 à Bordeaux en fin de carrière (coll. A. Prévot)


1 nov. 2025

Les increvables 030 C de l'Ouest

La 3-030 C 592 à Trappes en 1955 (DR/coll. A. Prévot)

Les 3-030 C sont des locomotives qui ont mené une carrière étonnante : née sous Napoléon III, à la création de la SNCF, certaines d'entre elles ont déjà 71 ans. Mais leur carrière ne s'arrête pas là puisque les ultimes machines de la série sont radiées en 1967, après avoir côtoyé BB 67000 et A1AA1A 68000 !


Une 3-030 C garée à Sotteville, attelée au tender 3-15 A 161. (DR/Coll. A Prévot)


C'est une étude très complète que nous propose Léo Cognée dans le Ferrovissime n°138 actuellement en kiosque. A l'exception d'une vue, toutes les photos sont en couleurs grâce aux collections de Didier Leroy, Aurélien Prévot et Baptiste Weyland. 


La 3-030 C 591 à Paris-Batignolles en 1960 (DR/coll. A. Prévot)

Notez également que les locomotives présentées dans le magazine ont été photographiées alors qu'elles étaient en service, contrairement aux trois vues de ce blog qui montre des machines garées. 


29 oct. 2024

Un spécial vapeur sur le Mariazellerbahn





Le Mariazellerbahn est un chemin de fer autrichien qui serait problablement resté parfaitement inconnu des ferroviphiles français si les modèles réduits en H0e de ce réseau secondaire n'avaient pas intégré le catalogue de la firme Roco autrefois ! 








Le Mariazellerbahn n'est pourtant pas un chemin de fer banal. Etabli à l'écartement étroit bosniaque de 0,76 m, c'est une ligne de montagne longue de 91,3 km, reliant la ville de St Pölten au site de pèlerinage de Mariazell en franchissant des rampes de 28 °/°° et des courbes hyper-serrées au rayon de 78 m.


doc. NOVOG





C'est une ligne électrifiée à la fréquence rare de 25 Hz en courant alternatif 6500 V.

Depuis décembre 2010, le propriétaire et exploitant du Mariazellerbahn sont la NÖVOG - un opérateur que l'on retrouve sur d'autres voies étroites autrichiennes. 


J'aurai l'occasion de reparler, sur ce blog, des trains actuels du Mariazellerbahn. Mais aujourd'hui, je vais vous présenter un train spécial dont la circulation est hebdomadaire en été. Il est mis en marche par le Club Mh.6 qui tire son nom du matricule de la locomotive à vapeur 040 qui remorque ce train spécial. 


















Construite par Krauss (n° de construction 5925) à Linz en 1908, cette 040 Mh6 est abritée, avec d'autres engins anciens, sous la rotonde établie à la gare d'Ober-Grafendorf qui était le point de bifurcation avec une ligne non électrifiée. 






En juillet 2024, la gare de Mariazell bénéficiait de très importants travaux concernant les installations voyageurs (le fret a disparu) et un nouveau plan de voies était en cours de pose. Pour cette raison, le spécial vapeur a vu son parcours s'arrêter à Mitterbach - la gare qui précède Mariazell. Les derniers kilomètres sont alors accomplis par correspondances avec une noria d'autocars. Il faut dire que la rame du train spécial comporte quatre voitures fermée à bogies, une voiture découverte et un fourgon. Et cette composition présente un taux d'occupation très important. 





















































Pour conclure, on ne peut rester qu'admiratif devant la vaillance de cette petite 040 emmenant sa longue rame en rampe de 28 °/°° sur un long parcours, démarrant sec des arrêts, nombreux en voie unique, en s'inscrivant aisément dans les courbes à faibles rayons.

Texte et photos : Jehant-Hubert LAVIE