samedi 28 avril 2012

Pourquoi les maisons de garde grandissent ?

Agrandissement d'une maison de garde au PN24 de Roscoff (Photo: JH Lavie)

Dans son numéro de mai 2012, Ferrovissime vous présente les maisons de garde de la région Ouest construites à la fin du XIXe siècle. Des bâtiments dont les dimensions sont majorées par rapport à ceux que l'on avait construit précédemment.
L'objectif de cet agrandissement est d'accroitre le confort des familles des agents. Mais ce n'est pas l'unique raison, comme nous l'explique Aurélien Prévot, historien de la Compagnie du Nord, auteur d'un Mémoire consacré à ce réseau qui agrandit, lui aussi, ses maisons de garde à la même époque :

- "L'une des raisons de l'agrandissement des maisons de garde est d'obtenir trois chambres pour loger la famille de l'agent. Une volonté qui est, à mon sens, dans la droite file des idées des hygiénistes de l'époque qui estimaient qu'il fallait une chambre pour les parents, une pour les garçons et une pour les filles, donc trois chambres minimum ! A la Compagnie du Nord, on agrandissait les maisons de garde quand survenait une naissance ou l'on déplaçait l'agent et sa famille. Les archives de Roubaix sont pleines de ce genre de remarques dans l'immédiat après-guerre avec Dautry en particulier qui veille à ça. Le même phénomène est observé sur les plans des maisons cheminotes construites après 1918".


Plan type d'une maison agrandie, sur l'Ouest. (Infographie : JP Foitet)



mardi 27 mars 2012

Giromagny, une petite ligne extraordinaire

Le terminus de Giromagny il y a 25 ans. A l'époque, le ballast règne déjà sur cette antenne. / photo Jean Florin

En lisant, dans Ferrovissime n°48 en page 55, l'article consacré à la reprise de trafic sur la petite ligne de Giromagny par InfraRail, vous avez été, forcément, très étonné par le plan de voies de la gare de Bas-Evette (centre de la page 56) , où est implantée la bifurcation entre la ligne 4 Paris/Mulhouse et l'antenne à voie unique. Car il est vrai que d'avoir tracé la voie de départ de la petite ligne dans la cour de la gare (donc, côté "rue", là où se garent taxis et automobiles) et non pas sur le faisceau de voies, est déjà une situation peu banale, surtout pour la voie normale d'un grand réseau épris de rigueur - l'Est - puis la SNCF. Mais ce n'est pas l'unique élément original de cette ligne peu connue. Vous imaginez sans doute qu'une desserte aussi courte (7,2 km) et modeste, ouverte en 1883, a été le royaume des locomotives 030 ? Exact au début ! Mais aux lendemains de la Première Guerre mondiale, la livraison au dépôt de Belfort de Mikado-tender 4400 Est (futures SNCF 1-141 TB) incite le service de la Traction à inscrire la ligne de Giromagny dans le roulement de ces nouvelles machines - bien volumineuses pour une telle desserte!

A la création de la SNCF, en 1938, la desserte de Giromagny est partagée entre des 1-131 TB, des 1-130A et 1-130 B - ces 130 B dont vous pouvez découvrir de nombreuses photos prises autour de Gray  dans le N°48 de Ferrovissime. Notez que ce partage entre 1-131 TB et 1-1310 B a été fréquent sur de nombreuses petites lignes de l'Est, notamment pour des dessertes affermées aux CFTA.

Mais revenons à Giromagny pour énoncer une dernière fantaisie de son exploitation. Peu après sa création, la SNCF abandonne le service "voyageurs" qui fait l'objet d'une substitution à un transporteur routier - la STABE, filiale du groupe Verney. Mal lui en prit car pneus, essence, huile, tout manque, durant l'occupation, pour faire circuler un car sur la route. Une décision sidérante est prise alors : le transporteur routier STABE fait habiliter ses conducteurs de cars à la conduite ferroviaire. Puis il loue, au centre autorails de Besançon, des Renault ABJ qui assurent donc le service "voyageurs" sur Giromagny jusqu'aux mois qui suivent la Libération.
Il est habituel de voir un conducteur de car venir chercher ses voyageurs dans la cour d'une gare ; mais il n'est pas banal que ce soit aux commandes d'un... autorail !
Jehan-Hubert Lavie

lundi 19 mars 2012

Il était une fois le train, c'est ce soir !

Ce soir sur Planète+, ne manquez pas le docu-fiction "Il était une fois le train", qui sera suivi jeudi 22 et 29 mars de 2 x 2 documentaires de 52 mn sur le chemin de fer. Tous devant vos écrans !

Voir la fiche de l'émission

jeudi 8 mars 2012

Il y a 70 ans, Pierre Sémard


Pierre Sémard (1887/1942)
DR/doc ruedupetittrain.free.fr/


Le 7 mars 1942, il y a 70 ans jour pour jour, Pierre Sémard est fusillé par les nazis à Evreux. Sa mort marque alors tous les esprits des cheminots car il était alors le secrétaire général de la fédération des cheminots CGT, de 1922 jusqu'à son interdiction en 1939. Résistant devant l'occupant allemand jusqu'à son arrestation et sa condamnation, Pierre Sémard est devenu pendant l'occupation, et après la libération, le symbole de la résistance cheminote. On ne compte plus le nombre de dépôts ou d'atelier SNCF implantés "rue Pierre Sémard".

lundi 5 mars 2012

il y a 140 ans, George Westinghouse invente le frein à air

C'était le 5 mars 1872, il y a 140 ans jour pour jour. George Westinghouse déposait le brevet du frein à air, qui deviendra la référence mondiale et donnera lieu à la création de la WABCO (Westinghouse Air Brake Company)

jeudi 16 février 2012

Bientôt, il était une fois le train


Il était une fois le train, c'est la grande histoire du chemin de fer français mise en images au travers de d'un docu-fiction de 90 minutes et de quatre documentaires de 52 minutes. La série passera en mars sur Planète+, et sera ensuite disponible à la vente en DVD.

Le docu-fiction que nous avons pu voir en avant-première est un vrai régal monté à partir d'images d'archives et avec des commentaires en voix off sous forme de courriers lus. Habilement rédigé, c'est 175 ans d'histoire du chemin de fer en France qui défile sous nos yeux, avec des images rares, inédites : un Cigare PLM qui entre en gare, un Decauville militaire en 1914, la voiture bar-spécial du Mistral...

Il était une fois le train, lundi 19 mars 2012 à 20h40