29 janv. 2012

Quand les 242 TA poussaient les rames Nord

(photo : DR)



Ah, le charme de ces vieilles photos aux bords échancrés qu'ont découvre, avec émerveillement, dans les albums des retraités ! Tractionnaire "vapeur" sur le Nord, René a été chauffeur puis mécanicien titulaire. On lui a même affecté une "Chapelon" !  Mais là, il pose fièrement sur le tablier de "sa" 2-242 TA 82 du dépôt de Fives - l'une des machines étudiées dans le numéro de février de Ferrovissime .

Et si les "TA" de cet établissement ont l'occasion de tracter les prestigieuses rames inox Paris/Tourcoing, elles prennent en charge aussi beaucoup d'omnibus ouvriers assurés par des rames réversibles Nord mutées de la région parisienne.

Ces rames réversibles offrent l'avantage d'éviter une remise en tête de la machine à l'issue de chaque parcours de leur service pendulaire. 

Et lorsque la rame doit repartir avec la locomotive en queue roulant en marche arrière,  il suffit, dans la journée, de retourner le petit disque monté à demeure près du phare électrique que l'on voit ici, placé à droite : ce disque présente une face vert foncé présentée en marche avant (c'est celle que l'on observe sur la photo) et une face rouge vif bordée de blanc, présentée en marche arrière.

La nuit, le disque de fin de convoi est remplacé par une lanterne rouge ou un écran translucide rouge glissé  devant un phare.

Mais jusqu'au 28 septembre 1958, le réglement régissant la signalisation d'arrière ne s'arrête pas là : les fameux feux d'angles, montés à demeure en haut des extrémités des fourgons, sont obligatoires. Et pour éviter aux agents de conduite des 242 TA de Fives de monter sur la chaudière aux terminus, deux feux électriques rouges sont installés au-dessus de la boîte à fumée. Ces deux feux  - et leur câble électrique d'alimentation - sont très visibles sur cette photo pleine de nostalgie.

Jehan-Hubert Lavie

26 janv. 2012

Les "R" du Nord vues par un CTRA de Longueau

(photo : Jacques-HenriRenaud / Collection Roger Thévenin)



• Voir les Portraits du Rail de Ferrovissime n°43 et 44 consacrés aux 141 R charbon chères au parc vapeur du  Nord n'a pu que faire plaisir à l'ancien Chef de Traction que je suis, ayant assuré cette fonction durant 26 ans sur la région ! Et j'en profite pour apporter quelques compléments d'informations et rectificatifs.

•Dans le Portrait du n°43 en page 14, la légende de la photo dit : - "Hélas, le numéro de cette R n'est pas lisible. Dommage, on voudrait tellement le connaître...."Cette R a l'essieu moteur Box-Pok, c'est vrai, mais elle a aussi un macaron SNCF ce qui limite les possibilités à quatre machines Alco: les 141 R 985, 991, 994 et 1020. Sur le Nord, le large filet rouge n'était pas de mise. Il ne peut donc s'agir que d'une R venant d'être mutée. Les R 985 et 994 sont arrivées de Caen en mars 1961 pour fin de carrière en 1971 et 1969 ; la R 991 est venue de Caen et la R 1020 de Dole en 1965 pour fin de carrière au Nord en mai 1969. Qui, de Caen ou de Dole, avait des R avec large filet rouge ?Pour ma part, je suppose qu'il s'agit de la R 1020 ex-Dole.

• Deux détails dans ce numéro 43 : dans une légende de la page 3, il est dit que la R 685 est peinte en noir ; pourtant, son tender semble nettement vert? Et page 10, il est question de la R 1283 mais c'est forcément une coquille puisque cette machine est restée "fuel" toute sa vie. Un gros oubli aussi, lorsque vous énumérez les 55 dépôts : mon dépôt de Longueau est oublié !
• Et page 19, une faute réglementaire dans la légende, car il ne s'agit pas d'un sémaphore Lartigue mais d'une "palette SEM" - l'avertissement de la région Nord. En 1976, il en restait... deux ! Le dernier a disparu, je crois, en 1981.

CTRA Jean-Marie Delory, dépôts de Longueau puis de Valenciennes

Vapeur, nostalgie et modélisme

Intermodellbau, le plus grand salon grand public européen consacré au modélisme, avec 52.000 m2 d'exposition, a lieu tous les ans à Dortmund. Cette année, le salon se déroule du 18 au 22 avril et il sera possible de s'y rendre dans un train à vapeur ! A condition toutefois d'y mettre quelques moyens, car le billet est à 79 € pour un adulte, pour voyage aller de 2h30 entre Siegen et Dormund et retour. Le prix du billet comprend tout de même le prix de l'entrée à l'expo. Le train de voitures des années 50 et 60 est remorqué par la 52 8134, construite en 1943 et dédiée à l'origine au trafic marchandises. Tous les renseignements ici : Intermodellbau Dortmund.

(photo : DR)


25 janv. 2012

Rectificatif sur la numérotation provisoire des 2-242 TA

(photo : Xavier Jacquet)



Dans l'article sur les 2-242 TA paru dans Ferrovissime n°46, il est écrit que les 20 premières machines mutées du Sud-Est au Nord sont réimmatriculées 2-242 TA 1 à 20. Cette réimmatriculation, à caractère provisoire, a été appliquée entre 1945 et 1952. Ensuite, toutes les 242 TA du Nord ont retrouvé le numéro qu'elles portaient au Sud-Est.

Xavier Jacquet

Ah, comme les voitures voyageurs anciennes allaient loin !

(photo : Carl Bellingrodt/EK)
Le numéro 46 "Février 2012" de Ferrovissime vous présente une étude sur l'inventaire des types de voitures voyageurs ayant figuré au parc de la SNCF. Ces voitures ont assuré de longs parcours internationaux en étant incorporées, parfois, dans des trains étrangers tout à fait étonnants. Tel est le cas de cette C11 type métallique Est figurant sur cette photo de

Carl Bellingrodt placée en couverture du calendrier "Dampflokomotiven" 2012 du magazine allemand Eisenbahn Kurier.

Oui, il s'agit bien de la voiture C11 métallique Est assurant la relation Lindau/Paris-Est. Elle longe ici le lac de Constance, dans le train E 561 du 5 septembre 1953, à Sipplingen. La position du lac par rapport au train confirme que c'est un train est-ouest.

La machine est une bavaroise P 3/5 H (transformation de P 3/5 N), série de 80 machines mises en service en 1921. Bien que très appréciées, ces machines ont toutes été réformées dès 1955, celle de la photo l'étant mi-1954, au dépôt de Lindau.

La voiture directe Lindau/Paris emprunte ce train de Lindau à Singen (Hohentwiel) ; le Chaix Est de l'hiver 1952 la fait circuler dans l'Express 16, apparemment d'Offenburg (21h06) à Strasbourg (23h05, soit 1h59 pour 30 km avec 1h15 d'arrêt à Kehl ... c'était l'âge d'or du chemin de fer, n'est-ce pas ? Aujourd'hui, on fait Offenburg/Paris en 3h environ, plusieurs fois par jour, contre 10h19 en 1953 ... ), puis dans le Rapide 6 "Orient-Express" de Strasbourg (0h44) à Paris-Est (7h25). Cette voiture emprunte donc a priori au moins un quatrième train, entre Singen et Offenburg. On peut dire aussi que cette pittoresque composition est une branche de l'Orient-Express !!!

Thierry Porcher

20 janv. 2012

Pas de couplage en Février

Contrairement à ce que nous avions annoncé dans Loco-Revue de Janvier 2012, il n'y aura pas de couplage Loco-Revue + Ferrovissime à 14,50 €. A la place, vous pourrez bénéficier d'une offre spéciale pour compléter votre collection de "Portrait du rail", avec un premier numéro proposé avec Loco-Revue pour 1 € de plus et une offre à un tarif particulièrement avantageux dès le 6ème numéro commandé.

Si vous êtes abonné et que vous n'achetez pas votre numéro chez le marchand de journaux, vous pouvez également en profiter en commandant par téléphone ou par courrier et en précisant le code de l'offre : "LR775".


Une 72000 sur la Petite Ceinture !

Hier, la Petite Ceinture au sud de Paris a retrouvé une animation inconnue depuis bien longtemps. Des voitures préservées sous le tunnel Vaugirard devaient être déplacées, et coup de chance, la CC 72084 était disponible pour ces manoeuvres ! Reportage complet dans le prochain Ferrovissime.



14 janv. 2012

That 70's show à Paris-Nord


(photo : Vincent Cuny)


Photo prise vendredi soir à Paris-Nord, la 22399 de Villeneuve vient de redescendre du Landy une rame Corail dont la première voiture est une B9 1/2 tu Sièges Inclinables, les dernières Corail encore en livrée d'origine.

22200 grise + Corail "en livrée Corail", en cadrant bien on évite le logo Carmillon de la machine et le marquage "Corail" récent de la voiture (qui va bientôt disparaître puisque la SNCF ne gardera que l'appellation InterCités), et on se croirait revenu 30 ans en arrière !

Une situation appelée à se reproduire : les BB 16000 sont sur le déclin, et des 22200 viennent les remplacer dans les roulements (les 22200 apparaitraient presque comme des jeunettes à côté des BB MTE avec plus d'un demi-siècle au compteur). Quant aux Corail, il y a actuellement plusieurs voitures à sièges inclinables incorporées dans les rames TER Picardie. Les matériels pris en photo en bout de quai ce vendredi soir venaient d'être mis à disposition par Villeneuve, acheminés au Landy dans l'après-midi.